C’est la réflexion du général américain David Perkins, qui exposait cette anecdote durant le symposium d’une association liée à l’armée US. Un allié des États-Unis a détruit un drone à 200 $ avec un missile Patriot facturé 3,4 millions de dollars… Le drone a pris cher, mais le contribuable également.
Une attaque qui revient cher
Que se passerait-il si un ennemi orchestrait une « attaque » de centaines de drones ? Faudrait-il vider l’arsenal de missiles pour en venir à bout ? Au risque de se retrouver sans rien pour faire face à la véritable offensive ennemie…
On le comprend, le problème n’est pas militaire, il est surtout économique. La solution esquissée par Perkins est complexe : il s’agit de prendre le problème de manière globale et ne pas être dans une logique de réponse immédiate à la menace. Cela signifie qu’il faut envisager toutes les options à disposition dans le vaste arsenal militaire. Et pourquoi pas ce canon à drone dont on a parlé il y a quelques semaines !
Il n’en reste pas moins qu’identifier la menace afin d’y apporter une réponse appropriée sera l’exercice le plus difficile et le plus délicat à réaliser.
