Le revenge porn n’est définitivement pas le bienvenu sur Facebook

Sur le web

Par Jules le

Durant le mois de janvier, ce ne sont pas moins de 14 000 comptes Facebook diffusant du revenge porn qui ont été clôturé par le réseau social de Mark Zuckerberg.

Facebook serait-il envahi par le revenge porn et le chantage sexuel ? C’est en tout cas ce que laisse entendre un rapport partagé par The Guardian. Ainsi, au cours du seul mois de janvier, les modérateurs du réseau social ont dû évaluer près de 54 000 cas potentiels de revenge porn et d’extorsion sexuelle.

Une politique de modération malléable

De cette enquête en a résulté la fermeture de plus de 14 000 comptes Facebook, dont 33 pour avoir diffusé du contenu sensible impliquant des enfants. Pour le reste, la politique de Facebook en matière de contenu sexuel est à géométrie variable.

Plusieurs documents relayés par The Guardian énoncent clairement que, tant que le contenu reste entre adultes, Facebook autorise la diffusion de vidéos ou d’images sexuelles modérément explicites, d’open-mouth kisses, de sexe habillé simulé ou encore d’activité sexuelle pixelisée. Les blagues sexuelles, elles aussi, ne subissent pas les foudres de la censure.

Si Facebook autorise certaines oeuvres d’art nu (bien que La liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix ait été partiellement censuré par le réseau social), les images sexuelles générées numériquement ne sont pas , elles, autorisées. Bien plus sujet à polémique, le choix de Facebook concernant le harcèlement infantile.

D’autres documents partagés par The Guardian indiquent que plusieurs images d’enfants victimes d’harcèlement étaient autorisées. Un choix incompréhensible lorsque l’on sait que Facebook a été beaucoup moins tolérant l’année dernière vis-à-vis du cliché de Nick Ut, datant du 8 juin 1972 et montrant une petite fille vietnamienne nue qui fuit un bombardement au napalm.

Source: Source