Dans moins de dix ans, les TGV pourraient ne plus avoir de conducteurs

Ville de Geeks

Par Pierre le

Il existe déjà des métros sans conducteurs. Boeing songe même à des avions pilotés par une IA. Alors pourquoi pas un TGV ? C’est un projet de la SNCF, qui évoque le sujet sur son site officiel.

CR : SNCF

Un train-drone

La SNCF est prête à tester un prototype de train autonome dès 2019 pour les trains de frets. L’idée est de valider la technologie pour la mettre en service sur les TGV dès 2023 en direction de Lyon.

Le but ici n’est pas de faire du TGV un train entièrement autonome comme peuvent l’être certains métros. En effet, un conducteur serait toujours présent, mais son rôle se limiterait à ouvrir et fermer les portes ainsi qu’à agir en cas de problème. Des capteurs extérieurs seront chargés de surveiller la voie pour freiner en cas d’obstacles.

Voici comment le directeur général de la SNCF Matthieu Chabanel explique la chose dans les colonnes de France Info :

Sur la grande vitesse, on vise l’automatisation au sens pilotage automatique comme dans les avions. Dans les avions, vous avez toujours un pilote, fort heureusement, mais vous avez un système de pilotage automatique.

Le but n’est donc pas de supprimer du personnel, puisqu’il faudra toujours quelqu’un dans la cabine, mais bien d’augmenter la cadence de transport. En effet, des trains automatisés permettront de diminuer le nombre d’erreurs humaines et d’augmenter le trafic à hauteur de 25 %… mais aussi de réduire les retards, comme l’explique Guillaume Pepy de la SNCF :

Le premier enjeu, c’est d’augmenter la capacité des lignes et pas de se passer des conducteurs. L’automatisme va optimiser la vitesse de circulation des trains. C’est un peu comme sur une autoroute. La fluidité est plus grande quand tout le monde roule à la vitesse idéale. Le train autonome, c’est la certitude d’avoir plus de débit sur une ligne. On peut donc mieux utiliser l’existant et éviter des investissements onéreux

La SNCF explique que le TGV n’est pas son seul objectif. En 2022, des trains autonomes seront implantés dans le prolongement du RER E et Nanterre et la gare Rosa-Parks. Un an avant, les trains autonomes seront utilisés pour les manœuvres vers les centres de maintenance.

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