L’ARCEP avance sur le déploiement de la 5G et l’attribution de nouvelles fréquences

Général

Par Elodie le

L’autorité de régulation des télécoms a publié les résultats de sa consultation publique sur l’attribution de nouvelles fréquences pour avancer sur le déploiement du très haut débit (THD) sur le territoire et ainsi anticiper l’arrivée de la 5G.

Évoquer la 5G lorsqu’une partie de la population ne bénéficie pas encore de la 4G (toujours en cours de déploiement) parait bien illusoire, et pourtant. Jeudi, l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a publié le compte rendu de sa consultation publique « De nouvelles fréquences pour le très haut débit dans les territoires, pour les entreprises, la 5G et l’innovation ». L’autorité prévoit ainsi d’attribuer des fréquences 2.6 gigahertz (GHz) et 3.5 GHz en vue de leur utilisation pour le déploiement de la 5G et de l’internet fixe THD d’ici à 2020 par les opérateurs.

Parmi les contributeurs, certains se sont montrés favorables à une réorganisation des fréquences 3,5 GHz pour laisser notamment les nouvelles technologies de cinquième génération prendre toute leur place.

Ainsi, la bande de 3,4 GHz à 3,8 GHz serait dévolue à l’accès fixe à l’internet très haut débit et la partie haute de la bande sera destinée à la 5G.

Anticiper l’arrivée de la 5G

« L’objectif est de compléter la boîte à outils qui est disponible pour couvrir le territoire en haut et très haut débit fixe : l’usage de ces fréquences pourra être complémentaire du déploiement de la fibre, de la modernisation des réseaux cuivre et câble existants, de l’usage de la 4G des opérateurs mobiles, ou encore du satellite », explique le régulateur dans un communiqué.

L’Arcep espère ouvrir la procédure d’attribution de ces fréquences en septembre prochain.

Par ailleurs, le régulateur propose aux différents fournisseurs de services de mettre en œuvre des projets pilotes 5G, sans attendre le réaménagement de la bande 3,5 GHz. Elle a identifié une sous-bande (3600 3680 MHz) qui pourrait être attribuée aux opérateurs qui en feraient la demande dans différentes villes de France. Les villes potentiellement concernées sont Lille, Nantes, Le Havre, Lyon, Saint-Étienne ou encore Grenoble. Cette liste n’est pas fermée et peut encore s’ouvrir à d’autres demandes.

La procédure d’attribution du reste de la bande 3,5 GHz devrait être préparée pour 2018.

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