Le web est un espace qui évolue à toute vitesse. Il y a encore 6 ou 7 ans, pratiquement tous les sites web du monde incorporaient du contenu en Flash au sein de leurs pages. Certes, c’était très lourd, mais cela permettait de réaliser de jolies animations ou d’intégrer facilement des vidéos dans du contenu. Au point que l’on se demandait comment il serait possible de s’en passer.
Retour en 2017 : aujourd’hui, Adobe annonce la mort de Flash. « Nous prévoyons de mettre un terme à Flash. Plus précisément, nous arrêterons de le mettre à jour et de distribuer Flash Player à la fin de l’année 2020. Nous encourageons les créateurs de contenu à migrer tous leurs contenus Flash sur de nouveaux formats ouverts ».
Flash le joueur, Flash la passoire
Les remplaçants de Flash sont effectivement nombreux. HTML5, WebGL et WebAssembly, pour ne citer qu’eux, sont en effet à la fois beaucoup plus légers, beaucoup plus flexibles, mais surtout bien plus sécurisés. Car Flash, ce n’est pas uniquement une technologie qui a permis à des milliers d’employés de bureau de découvrir les jeux dans leur navigateur. C’est aussi surtout une véritable passoire bourrée de faille de sécurité, une proie de choix pour les pirates.
Sa mort, évidemment, ne sera regrettée par personne. Google indique ainsi sur son blog que Flash va mourir dans l’indifférence : il y a trois ans, 80 % des utilisateurs de Chrome visitaient quotidiennement un site web utilisant Flash. En 2017, ce chiffre est descendu à 17 %. D’ici la fin de l’année, il devrait être proche de zéro.

