Le comité de candidature des Jeux olympiques de Paris 2024 souhaite intégrer des épreuves d’esports

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Par Gaël Weiss le

Des épreuves d’esports lors des Jeux olympiques de 2024 ? Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation de Paris 2024 a déclaré dans une récente interview qu’il y réfléchissait très sérieusement.

Une compétition d’esport. Crédit image :

Ce n’est pas encore officiel, mais il est quasiment sûr que c’est Paris qui accueillera les Jeux olympiques en 2024. Et le comité de candidature réfléchit aujourd’hui à intégrer, pour la première fois dans l’histoire des JO, l’esport au sein des différentes épreuves de l’évènement. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Tony Estanguet, le président du Comité d’organisation de Paris 2024 lors d’une interview accordée à l’Associated Press.

« Nous devons nous pencher sur cette possibilité parce que nous ne pouvons pas dire : “ce n’est pas nous. Ça n’a pas de rapport avec les Jeux olympiques”. La jeunesse s’intéresse à l’esport et à ce genre de choses. Réfléchissons-y. Allons les rencontrer. Essayons de trouver des passerelles ».

L’intention est louable, mais on sent toutefois que Tony Estanguet ne se fait pas vraiment d’illusion sur la réponse du CIO. « Je n’ai pas envie de dire “non” dès le départ. Je pense qu’il serait intéressant d’en parler avec le CIO, avec la famille de l’esport, afin de mieux comprendre le fonctionnement et pourquoi l’esport rencontre un tel succès ».

Le CIO pourrait se montrer réceptif aux revenus générés par l’esport

Concrètement, il faudra dans un premier temps convaincre le CIO, qui se montre de plus en plus ouvert à l’intégration de nouvelles épreuves chaque année. Le surf, le skateboard ou l’escalade seront par exemple présents aux prochains JO de Tokyo, en 2020. Quoi qu’il en soit, les épreuves présentes aux Jeux olympiques de 2024 seront décidées en 2019.

L’intégration de l’esport n’est pas une vague lubie destinée à intéresser un plus jeune public aux Jeux olympiques. En fait, le CIO a tout intérêt à s’y intéresser. D’ici 2024, l’esport aura très sûrement connu une énorme croissance, et donc des revenus élevés. Et quand on sait à quel point le CIO aime les épreuves qui attirent les sponsors et l’argent, il fait peu de doute que la question sera prise de plus en plus sérieusement dans les prochaines années. Reste maintenant à trouver un partenaire avec qui discuter, « la famille » de l’esport étant actuellement plus divisée que jamais entre les différents ligues, éditeurs de jeux vidéo ou jeux en particulier.

Mais, après tout, l’idée est plus que séduisante. Qui cracherait sur une retransmission de FIFA 2024 ou de League of Legend commentée par des spécialistes à la télévision ? Pas moi en tout cas.