[Impressions] Nous avons joué 3 heures à la campagne solo de Star Wars Battlefront 2

Jeux-Video

Par Pierre le

Star Wars Battlefront premier du nom avait totalement zappé l’aspect solo pour se concentrer uniquement sur le multijoueur, ce qui lui avait valu beaucoup de critiques à sa sortie en 2015. Deux ans plus tard, l’erreur est réparée avec Star Wars Battlefront 2 qui propose une campagne inédite dans laquelle nous avons pu nous plonger pendant quelques heures.

Une campagne Han Solo

La campagne solo de Battlefront 2 est non seulement importante pour les joueurs, mais également pour Lucasfilm. C’est en effet la première fois depuis la mise à la poubelle de l’ancien univers étendu (2012) que Star Wars se dotera d’une histoire canon dans le monde du jeu vidéo. EA se doit donc de faire ça bien en séduisant les joueurs tout en accordant ses violons sur les nouvelles histoires nées depuis le rachat du studio par Disney.

Le joueur incarne Iden Versio, un personnage créé pour l’occasion. Membre de la prestigieuse troupe d’élite Inferno qui fait le sale boulot de l’Empire, elle voit la deuxième étoile de la Mort se faire détruire sous ses yeux (Le Retour du Jedi). La voilà membre d’un Empire qui se disloque de tous les côtés suite à la victoire rebelle. Son moff (qui est également son père) lui confie une dernière mission qui ressemble plus à un baroud d’honneur qu’autre chose.

EA nous promet une histoire aux petits oignons qui, en plus d’explorer de nouvelles facettes de l’univers Star Wars (les troupes d’élite de l’Empire), veut faire le lien entre l’Episode VI et VII, période pour le moment peu exploitée par Lucasfilm. Après avoir terminé les premières missions du jeu, le pari semble être tenu, au détriment du reste, toutefois.

Un Call of Duty dans l’espace

Le modèle que semble avoir pris Motive pour cette campagne solo est la série des Call of Duty, avec des niveaux extrêmement dirigistes (que ce soit dans des vaisseaux ou sur des planètes « ouvertes » comme Endor) qui ne laissent que peu de place à l’improvisation de la part du joueur. On passe de salle en salle pour nettoyer la galaxie de ces salauds de rebelles ou remplir des objectifs précis. La seule récréation autorisée se déroule pendant les niveaux en vaisseaux, plus libres et diablement plus rythmés.

Une alternance que l’on retrouve dès les premiers niveaux, où le jeu nous balade dans les forêts d’Endor puis dans l’espace à bord d’un TIE fighter. Le tout dans une campagne au gameplay FPS malheureusement assez plat, calqué sur celui du multijoueur mais la liberté en moins. Les niveaux en vaisseau semblent représenter la meilleure partie de cette campagne solo avec un rythme efficace, des décors magnifiques et un dynamisme qui ferait presque oublier les sensations primitives d’un Rogue Squadron sur Nintendo 64.

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Le tout s’enchaîne à la vitesse grand V et nous amène de planètes en planètes (décors disponibles également en multijoueur), rythmé par des cinématiques de bonnes factures et une histoire qui semble plaisante à suivre. Les joueurs ont voulu une campagne solo ? DICE en a mis une. Toutefois, les développeurs semblent plus s’être intéressés à son histoire et sa mise en scène qu’à son gameplay, sans grande imagination. Une campagne qui n’ennuiera pas le joueur (elle promet d’agréables moments), mais qui n’est ici qu’un vernis pour inciter à se plonger au cœur du jeu : le multijoueur.

Un appel au multi

Classique, sans imagination, mais plaisante et dotée d’une histoire qui promet d’explorer un nouveau pan de l’univers Star Wars, la campagne solo de Battlefront 2 ne ressemble au final qu’à un gros bonus pour enrober le jeu. Si les fans inconditionnels ne voudront pas passer à côté des aventures d’Iden Versio, les autres n’y prêteront sans doute pas attention, se connectant directement aux serveurs multijoueur.

Star Wars Battlefront 2, sur PC, XBO, PS4, le 17 novembre 2017