
C’est un coup d’arrêt qui vient d’être porté au projet, pour des raisons administratives et de fonctionnement. Alain Thébault, la personne qui a imaginé le Sea Bubble, a déclaré que la start-up n’avait pas réussi à s’entendre avec le port autonome de Paris ; les règles en vigueur ne permettant pas de lancer le Sea Bubble. Ces règles concernent notamment la vitesse des bateaux sur le cours d’eau, limitée à 12 km/h, alors que l’engin volant, doté d’ailes sous-marines lui permettant de “flotter” au-dessus de l’eau, peut lui avancer à 30 km/h.
Ce qui coince, ce sont des règles qui ont été mises en place il y a 140 ans, pour les péniches Freycinet. Il y a des règles de vitesse. Malheureusement, aujourd’hui, on fait des bateaux qui volent. Et la vitesse pour voler, elle est un peu plus élevée que la vitesse actuelle de 12 km/h.
Une solution qui se développera ailleurs
Silencieux et écologique (il fonctionne à l’électricité), le Sea Bubble est une des intéressantes réponses apportées à l’engorgement routier des grandes agglomérations (qui possèdent des cours d’eau). Une solution qui ne se développera pas à Paris dans l’immédiat, mais qui ne va pas disparaitre pour autant, bien au contraire. Ce sont les Suisses qui découvriront les premiers le Sea Bubble, puisque 5 taxis volants navigueront entre Genève et cinq communes voisines dès l’année prochaine.