Shadow, le PC gamer dans le cloud, sera lancé à grande échelle dès le 29 novembre avec plus de puissance

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Par Gaël Weiss le

À l’occasion d’une conférence de presse qu’elle tenait hier dans son nouveau siège parisien, la start-up Blade a annoncé qu’elle allait ouvrir plus largement son service de PC gamer dans le cloud, Shadow, aux clients français dès le 29 novembre prochain. Blade a également indiqué qu’elle avait fait évoluer la puissance de son PC dématérialisé et qu’elle comptait se lancer à l’international dans les prochaines semaines.

Si, officiellement, le PC gamer dans le Cloud Blade a été lancé à la fin de l’année dernière, ce lancement a été réalisé à une échelle relativement réduite. Seuls 5000 clients pouvaient en effet profiter de ce PC dématérialisé, que nous avons testé au début de l’année. Ces premiers clients ont toutefois permis à Blade de peaufiner son service et d’améliorer ses technologies. Et aujourd’hui, la start-up française est prête à se lancer à plus grande échelle.

De nouvelles cartes graphiques et un service plus facilement accessible aux petites connexions

Blade a en effet annoncé hier qu’elle allait ouvrir son service au plus grand nombre. Dès le 29 novembre prochain, il sera en effet possible de souscrire à un abonnement Shadow. Pour l’occasion, Blade a décidé de revoir légèrement son offre, mais pas ses tarifs. Shadow va ainsi gagner en puissance et passer de cartes graphiques GeForce 1070, à « des cartes graphiques haut de gamme dédiées ». Shadow va désormais tourner avec des cartes graphiques professionnelles, des Nvidia Quadro P5000, dont la puissance est équivalente à des GeForce 1080. L’un des représentants de Nvidia nous a assuré que les drivers sont exactement les mêmes que pour les cartes graphiques grand public, ce qui ne devrait donc pas poser de problème pour faire tourner les jeux.

Voici à quoi ressemble Shadow… Dans son rack de serveur.

Pour le reste, la configuration des PC dans le cloud sera basée sur un processeur Intel Xeon avec 8 threads dédiés, 12 Go de mémoire vive DDR4, mais toujours un espace de stockage réduit de 256 Go. C’est l’un des points faibles de l’offre actuellement, Blade en est bien conscient et travaille à l’améliorer dans les semaines à venir. Techniquement, il semble qu’améliorer le stockage pose de gros problèmes techniques et économiques. Quoi qu’il en soit, Blade communique sur le fait que son Shadow équivaut désormais en termes de caractéristiques techniques à un PC d’une valeur de 1600 euros.

Enfin la dernière nouveauté technique majeure que Blade a développée pour le lancement de son Shadow est la gestion dynamique de la bande passante. Il s’agit d’une technologie qui permet au Shadow de s’adapter à la bande passante de l’utilisateur, même quand celle-ci est réduite parce qu’un proche utilise la bande passante pour regarder Netflix, par exemple. Sa principale utilité, toutefois, c’est qu’elle permet au Shadow d’être accessible avec une simple connexion ADSL, à partir de 15 Mb/s. Concrètement, la gestion dynamique de la bande passante va détecter lorsque la bande passante est plus faible et adapter la qualité de la vidéo streamée en conséquence. Le résultat est tout à fait probant, le jeu ne se coupe jamais, mais les textures deviennent un peu moins détaillées, sans pour autant afficher de vilains artefacts. Difficile toutefois de dire si Shadow fonctionnera tout de même correctement sur une petite connexion ADSL au fin fond de la Creuse.

Des tarifs inchangés et une internationalisation ambitieuse

La bonne nouvelle, c’est que les prix ne vont pas augmenter. Trois formules seront proposées le 29 novembre. La première, et la plus économique, nécessite de s’engager pour un an et permet d’accéder à Shadow contre 29,95 euros par mois. Une formule avec engagement de 3 mois est aussi proposée à 34,95 euros et enfin, pour ceux qui voudraient essayer sans s’engager, une formule sans engagement est proposée à 44,95 euros par mois. À noter toutefois que Shadow ne liera plus son boîtier aux abonnements pour accéder au PC dans le Cloud. Ce dernier pourra toujours être acheté (119,95 euros) ou loué (7,95 euros par mois), mais Blade considère désormais que ses clients pour Windows, Mac et Android sont suffisamment optimisés pour s’en passer. D’autant plus que leur interface a été revue et a enfin été unifiée.

Dernier point, Blade a profité de cette conférence de presse pour annoncer son internationalisation. L’objectif affiché de la start-up française est ambitieux : attirer pas moins de 100 000 clients avant la fin de l’année prochaine. Les premiers servis seront les pays francophones européens, à savoir la Suisse et la Belgique, qui pourront avoir accès à Shadow, « dans les semaines suivant le 29 novembre ». L’Allemagne et le Royaume-Uni suivront puisque Shadow sera lancé sur ces territoires au début de l’année prochaine.

Blade, enfin, a annoncé avoir ouvert des bureaux à San Francisco et se lancer bientôt sur la côte Ouest des États-Unis. Pour l’instant ses plans sont assez flous, mais il fait peu de doutes que Blade aura quelques annonces à faire lors du prochain CES, qui se tiendra au début du mois de janvier à Las Vegas, où elle sera présente.

Le site officiel de Shadow