La police de Birmingham diffuse depuis quelques jours une vidéo pour le moins impressionnante d’un vol de voiture effectué à l’aide d’un émetteur et d’un récepteur. Une bonne partie des voitures récentes ne disposent plus de clés physiques, mais de cartes (Renault les appelle des clés mains libres), qui émettent un signal, capté par la voiture. Le principe de ce vol consiste à posséder un récepteur qui va se charger de capter le signal de la clé et de l’envoyer à un émetteur, proche de la voiture, qui va alors se faire passer pour la clé.
Un simple récepteur pour copier le signal d’une carte de voiture
Pour commettre leur larcin, les voleurs n’ont alors qu’à trouver une voiture dépourvue de clé physique, d’approcher un récepteur proche de la maison du propriétaire de la voiture, de récupérer le signal, puis de le transmettre à l’émetteur pirate. Le véhicule se déverrouille alors automatiquement et il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton de démarrage pour s’en emparer. Cette vidéo est d’autant plus impressionnante que ces voleurs ont mis moins d’une minute pour réaliser l’opération.

Cette méthode n’est pas nouvelle, elle est connue depuis plusieurs années. En novembre 2016, déjà, le journal Auto Plus avait démontré qu’il était possible de hacker une carte de voiture en moins de 10 secondes. Pire, un tel dispositif aurait coûté au journaliste « moins de 100 euros ». À ce prix, on comprend pourquoi cette méthode est en vogue chez certains voleurs de voitures bien informés.
Les constructeurs de voiture semblent prendre le problème à la légère
Les constructeurs de voitures ne semblent pour l’instant pas prendre ce problème vraiment au sérieux, ou, tout du moins, ne communiquent pas sur le sujet. Auto Plus, l’année dernière, concluait (via Challenges) son enquête en affirmant que tant que les assureurs ne se décidaient pas à majorer les primes sur les véhicules présentant de telles faiblesses, les constructeurs ne feraient rien.
Pour les particuliers, les solutions pour contrer ce type de vol sont peu nombreuses. Tout au plus peut-on intégrer un dispositif GPS pour tracer sa voiture discrètement ou alors mettre un sabot sur l’une de ses roues pour l’immobiliser définitivement. Des solutions peu efficaces ou trop contraignantes.