Face aux drones toujours plus maniables, la police néerlandaise arrête d’utiliser des aigles

Sur le web

Par Henri le

La chasse aux drones indésirables devient décidément de plus en plus difficile. Tant et si bien que même les aigles ont abdiqué.

Les drones se développent rapidement et servent à de plus en plus de corps de métier. Mais leur démocratisation rend certaines zones interdites compliquées à sécuriser. L’année dernière, la police néerlandaise a mis en place un programme permettant l’utilisation de rapaces (des aigles de mer) pour chasser et/ou capturer des drones en vol. C’est l’organisation Guard From Above, qui rassemble une organisation de fauconniers, qui fut choisi pour faire respecter l’interdiction de vol dans certaines zones.

Mais après un an d’essai, les autorités néerlandaises viennent d’annoncer avoir mis fin au programme en question. Un choix motivé par deux raisons principales.

La première concerne un entrainement complexe, mais surtout plus coûteux que ce que la police avait envisagé. La seconde est intimement liée au développement rapide des machines en question. Le Monde indique en effet qu’un appareil à mille euros est désormais devenu beaucoup plus simple à maîtriser.

« Un quadricoptère moderne valant moins de 1 000 euros est devenu plus rapide et encore plus maniable. Trop, peut-être, pour qu’un rapace puisse suivre ses brusques changements de direction et d’altitude. »

D’autres moyens vont donc être envisagés par la police, qui s’est également séparée d’une escouade de rats pour repérer « les feux d’artifice non conformes, les cigarettes de contrebande ou les restes humains ». Nos amis les chiens seraient visiblement plus malléables. Certaines choses ne changent pas.