[Impressions] Un mois avant sa sortie, on vous dit si Dragon Ball FighterZ peut tout exploser

Jeux-Video

Par Mathieu le

Le 26 janvier. Une date attendue de pied ferme par des centaines de milliers de joueurs à travers le monde. La raison, vous la connaissez déjà (puisque vous avez cliqué sur cet article). Dragon Ball FighterZ, le nouveau jeu vidéo reprenant les codes du manga d’Akira Toriyama débarquera, avec comme but précis de nous impressionner et nous divertir sur le long terme. Une mission risquée qui pourrait néanmoins être plus qu’une réussite. Plus d’un mois avant sa sortie, nous avons eu la chance de pouvoir tester, à nouveau, un titre qui ne manque pas de panache.

Maxi roster

La première fois où nous avions pu mettre nos mains sur FighterZ, il y avait alors peu de guerriers jouables. Piccolo, Goku, Vegeta, C-16, C-18, Majin Bou, Cell et Gohan adolescent composaient un casting restreint mais déjà intéressant. Quant aux modes de jeu, nous devions simplement nous contenter du mode versus contre un second joueur ou l’I.A. Mais le potentiel était déjà là.

Cette fois, nous avons pu assister à une version plus complète. Le roster tout d’abord comportait l’ensemble des personnages annoncés jusqu’à présent et notamment Black Gokû, Hit et Beerus (qui viennent de Dragon Ball Super). Nous avions également accès au mode entraînement, au mode versus, arcade et à la fameuse partie « histoire » de FighterZ. Et les aficionados des opus sortis sur nos consoles d’il y a quinze ans (PS2, GameCube, Xbox) devraient être heureux.

Le gameplay se veut toujours aussi intuitif, nerveux et jubilatoire. On enchaîne les combos et les attaques dévastatrices avec une aisance rare. S’il faut un certain temps d’adaptation pour comprendre exactement comment fonctionnent les attaques spéciales et les finishs de chaque combattant, on s’amuse toujours autant à appuyer sur les différentes touches de la manette pour voir nos personnages réaliser des combos sublimement retranscrits. Ce qui est intéressant et qu’on a pu réellement réaliser avec cette nouvelle session, c’est l’importance qu’ont les forces et faiblesses de nos guerriers. Par exemple, un guerrier très rapide (Bou originel) face à quelqu’un de puissant mais lent (Ginyu) prendra plus facilement le dessus. Même chose en ce qui concerne l’efficacité des coups, la résistance ou les attaques spéciales. Dans Dragon Ball FighterZ, il vous sera nécessaire de mettre en place une véritable stratégie lors de la conception de votre équipe afin d’en finir avec vos adversaires. Bien évidemment, il sera toujours plus simple d’arriver à venir à bout des ennemis en solo, mais lors des parties multijoueurs, cela risque d’être plus compliqué.

C’est cette intelligence-là qui manquait à un jeu Dragon Ball jusqu’alors et on est véritablement conquis par cette volonté de rendre le titre plus harmonieux avec sa matière d’origine, à savoir le manga, et l’animé qui en a découlé. Les équipes d’Arc System Works ont été ingénieuses lors de la conception de ce jeu puisqu’on sent qu’il peut être aussi bien adopté par des nouveaux venus pas forcément amateurs de jeux de combats que par les adorateurs de ce genre si particulier.

RPG Z

Le mode histoire, que nous avons pu découvrir en avant-première, se présentera sous la forme de chapitres qui se dessinent tous de la même façon. Comme Budokaï 2 l’avait fait à sa sortie en novembre 2003, il faudra donc se rendre à plusieurs endroits d’une map afin d’affronter des ennemis et de déclencher divers évènements scénaristiques. Pour cette démo, nous avions par exemple accès au chapitre 4 et à la map numéro 4. On devait ainsi se rendre avec notre équipe composée de Gokû et Krilin auprès de Yamcha et Ten Shin Han afin de les délivrer d’un mystérieux sortilège (très certainement lié aux androïdes et au nouveau personnage C-21). Après avoir combattu leur « clone » ces derniers nous rejoignaient et il était possible de les inclure dans notre équipe de trois guerriers.

Autre élément important de cette session, le mode histoire comporte une partie RPG intrigante. En effet, battre nos ennemis permet à notre équipe d’engranger de l’expérience et de gagner en niveaux et ainsi en puissance et vie. Un critère à prendre en compte lorsqu’il s’agit d’affronter le boss de la carte, dans le cas présent Cell, qui présentait un niveau 6 tandis que Gokû n’était qu’au niveau 4. Si nous avons pu nous en débarrasser sans trop de difficultés (version test oblige), ce sera certainement bien différent dans la version finale où il sera nécessaire de prendre en compte la puissance et le rang de nos adversaires. À noter que C-21, l’androïde créé spécifiquement pour cet opus, était présent dans une des cinématiques qui se sont déroulées sous nos yeux et elle reste toujours aussi énigmatique quant à son rôle réel dans le jeu (alliée ou ennemi). Il faudra patienter encore quelques semaines pour en apprendre plus sur ce mode de jeu très attendu par la communauté de fans de Dragon Ball.

Techniquement, le jeu est toujours véritablement bluffant. Rarement on a été aussi subjugué par un titre si fidèle à l’animé du même nom. Les personnages profitent d’un design et d’un rendu sublime et les animations sont simplement parfaites. Lors de nos parties, nous avions véritablement l’impression d’être en face d’un épisode moderne de Dragon Ball. La fluidité avec laquelle les actions se réalisent est également un bon point qui permet aux joueurs d’être encore plus concernés par ce qui se trame sous leurs yeux. La direction artistique est aussi de grande qualité. Les arrières plans sont somptueux et semblent provenir d’aquarelles faites à la main. Chaque surface est retranscrite avec une virtuosité rare qui fait plaisir à nos rétines. Là encore, le titre d’Arc System Works devrait frapper fort.

Alors, ça sent comment ?

À quelques semaines de sa sortie en France, Dragon Ball FighterZ nous a plus que rassurés. Toujours aussi beau et fidèle à l’œuvre d’Akira Toriyama, le jeu devra prouver sur son contenu et sur la durée pour véritablement nous convaincre. Bien qu’on ait peu de doutes quant à sa valeur finale, on attend tout de même d’obtenir une version complète pour se prononcer. Mais que ça sent bon !