Prise en main de l’imprimante 3D Anet E10 à moins de 220 euros

À force de vous parler de la l’imprimante 3D Anet E10 à moins de 220 euros (avec le code GBE10UK3), nous avons eu envie de la tester pour voir ce qu’elle donnait vraiment !

Cette imprimante 3D Anet E10 est une imprimante à monter soi-même. Mais rassurez-vous, dans le carton, une bonne partie de celle-ci est déjà montée, il vous suffit en fait de l’assembler en suivant la notice comme pour un meuble IKEA. Cela s’avère assez simple et même si vous prenez ce montage à cœur en y mettant beaucoup de soin, vous devriez vous en sortir en un peu moins d’un heure. Une fois votre imprimante assemblée et branchée, vous pouvez alors l’allumer et commencer les réglages. Ces derniers peuvent d’ailleurs s’avérer plus fastidieux, un minimum de connaissances est donc requis si vous ne voulez pas y passer trop de temps.

Voici ce que nous pouvons dire de positif sur cette imprimante 3D :

– Le châssis en métal assez rigide permet un bon maintien de l’imprimante et réduit les vibrations et les déformations lors des mouvements ;
– Le système de rail avec roulettes permettant le déplacement des axes Z et X est silencieux et semble précis ;
– En quelques minutes, tous les équipements sont branchés (moteurs, extrudeur et plateau). Dans le meilleur des cas, l’imprimante peut être utilisée 45 minutes après avoir été sortie de son carton !
– Le moteur de l’extrudeur est placé judicieusement, fixé sur la barre du X. Il n’alourdit pas la tête d’impression et permet de fournir rapidement et facilement le fil d’impression ;
– Les tiges filetées sont maintenues en haut via des roulements. Cela permet une meilleure stabilité lors de la montée et évite le wobble.

Mais malheureusement tout n’est pas rose, et cette Anet E10 a aussi des points négatifs.

– Des roulettes sur l’axe Y auraient été une meilleure solution que les roulements (plus bruyants) qui ont été mis sur le bed (plateau chauffant) ;
– Le moteur de l’axe Z est mal monté, les fils touchent le chariot. Nous avons donc changé de sens les moteurs pour mettre la connectique vers l’arrière ;
– Les vis de réglage du plateau touchent les supports des axes lisses sur le Y. Pour corriger, il suffit d’imprimer des petites vis moins épaisses ;
– Le couple extrudeur / dissipateur est pas terrible, mais ça fonctionne ;
– Le réglage de l’axe Z en hauteur est mal conçu et le réglage de niveau du plateau et de la buse peut être fastidieux sans un minimum de connaissances ou d’informations préalables ;
– La carte mère et la plupart des équipements ressemblent, voire sont compatibles avec l’Anet A8, sa petite sœur.

Nous avons effectué des tests sur du filament PLA et ABS, voici quelques photos de ceux-ci.

Conclusion

Rapide à monter, et après quelques réglages, cette imprimante 3D fonctionne correctement aussi bien avec un filament en ABS qu’en PLA. Mais ce qui est intéressant, c’est que la Anet E10 peut être améliorée. En effet, la communauté est de plus en plus importante, et avec quelques euros supplémentaires (environ 50 euros pour ma part), il est réellement possible d’en faire une bonne imprimante 3D. Ainsi, vous pouvez la rendre plus solide, fiable, silencieuse mais aussi plus précise, il faut prendre son mal en patience et aimer bidouiller. Pour moins de 220 euros (avec le code GBE10UK3), le défi que propose cette Anet E10 est intéressant !