Risque d’espionnage : les télécoms chinois dans le viseur des Etats-Unis

politique

Par Anne Cagan le

Les Etats-Unis estiment que des firmes telles que Huawei ou ZTE sont susceptibles de poser un risque pour leur sécurité nationale. Le Pentagone a interdit la vente de leur téléphones sur les bases militaire américaines. D’autres mesures pourraient être prises prochainement.

Le tension grimpe d’un cran entre Washington et les géants chinois ZTE et Huawei. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump pourrait signer dans les semaines à venir un ordre exécutif qui empêcherait les deux équipementiers télécoms de vendre leurs produits sur le sol américain (même si les deux sociétés ne seraient pas spécifiquement nommées).

Ce n’est un secret pour personne : les États-Unis estiment que Huawei et ZTE sont susceptibles de poser un risque pour leur sécurité nationale. Leur plus grande crainte est que Pékin puisse utiliser les équipements de ces deux groupes à des fins d’espionnage.

“Un risque inacceptable”

Les deux géants chinois qui démentent avec énergie ses accusations ont déjà subi plusieurs revers aux États-Unis. Il y a quelques jours le Pentagone a interdit la vente de téléphones Huawei et ZTE dans les magasins situés dans l’enceinte de bases militaires américaines à l’étranger. Ces appareils pouvaient selon lui “présenter un risque inacceptable” si jamais la Chine les “détournait “ pour découvrir la position exacte des soldats américains.

Une riposte de la Chine est probable

Récemment le département du Commerce a également interdit à ZTE d’acheter pendant 7 ans des composants américains dont il se servait jusqu’à présent. Le département de la Justice a quant à lui lancé fin avril une enquête sur Huawei pour déterminer si le groupe a vendu des produits à l’Iran et, de ce fait, enfreint les sanctions américaines contre la République islamique.

Le Wall Street Journal précise qu’une des options que pourrait retenir Donald Trump dans les semaines à venir serait de limiter la quantité d’équipements Huawei ou ZTE achetés par des entreprises ayant des relations avec le gouvernement américain. Si cela se produit, reste à voir quelle sera la réaction de la Chine. Les autorités locales ont déjà annoncé qu’elles riposteraient si les Américains intensifiaient leurs attaques envers des firmes telles que Huawei.