Quand la police britannique utilise un programme de reconnaissance faciale pour arrêter des suspects

Sécurité

Par Mathieu le

La technologie comme fer de lance de la justice ? C’est en tout cas ce qui semble souhaiter les autorités compétentes, notamment en Grande-Bretagne où la police britannique teste depuis de longs mois un programme de reconnaissance faciale. Le but ? Vérifier en amont si des individus, présents notamment dans de grandes manifestations, ne sont pas des dangers potentiels.

Des résultats peu convaincants

Le programme de reconnaissance faciale a été lancé l’été dernier à Cardiff, au Pays de Galles, lors de la finale de la Ligue des Champions. The Guardian a pu se procurer le rapport et les résultats sont pour le moins peu convaincants. En effet, lors de ce match de football, l’outil a généré 2 470 correspondances potentielles dont 2 297 ont été finalement définies comme « faussement positives ». Les chiffres publiés mettent en avant que sur 2 685 alertes réunies sur 15 événements différents, seulement 234 personnes ont été interpellées.

Néanmoins, dans un communiqué, la police galloise affirme qu’ils ont pu réaliser près de 2 000 correspondances positives sur l’année écoulée et que cela leur a permis d’effectuer environ 450 arrestations au cours des neuf derniers mois.

Le programme, nommé AFR, fonctionne en capturant des images prises en direct notamment par des caméras de surveillance. Le logiciel compare ensuite le visage des personnes à une base de données comprenant plus de 500 000 individus potentiellement dangereux. Dans le cas où AFR signale quelqu’un en particulier, les agents peuvent soit ignorer la procédure classique, soit envoyer quelqu’un pour parler avec la personne en question.

Une technologie trop imprécise ?

« Si une correspondance incorrecte a été réalisée, les agents ont pour devoir d’expliquer à la personne ce qui s’est passé et l’inviteront à vérifier elle-même l’erreur du logiciel ». Le rapport explique également qu’il n’y a jamais eu d’arrestations suite à une des correspondances faussement positives.

« Aucun programme de reconnaissance faciale n’est exact à 100%. Les difficultés techniques vont continuer à être un problème commun à l’avenir. Les mauvaises reconnaissances sont le résultat d’images de mauvaise qualité fournies par d’autres agences. » Mais pour la police galloise, les résultats des derniers mois sont plus qu’encourageants puisqu’ils parlent même « d’un succès retentissant ». Reste à savoir s’il la technologie peut vraiment devenir un outil de maintien de l’ordre ou simplement une solution dangereuse pour l’Homme. Seul le temps nous le dira.