Bendgate : Des notes internes prouvent qu’Apple savait

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Par Henri le

Le Bendgate aura décidément entaché durablement l’image d’Apple, et l’histoire semble loin d’être terminée. Des notes internes montrent en effet que la firme était au courant.

La firme de Cupertino est toujours empêtrée dans l’affaire du bendgate, ce scandale qui avait touché l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus en 2014. Le site iFixit avait en effet constaté que beaucoup de clients se plaignaient que leurs smartphones avaient une fâcheuse tendance à se plier. Pire encore, un défaut de fabrication nommée « Touch Disease », directement lié à la pliure de l’appareil, avait également été rapporté en 2016. Ce dernier avait pour effet de décoller une partie de la carte-mère.

Les symptômes étaient toujours les mêmes : au début, l’écran tactile répondait mal. Il fallait parfois insister pour que ses tapes ou ses glissements soient pris en compte. Et puis avec le temps le mal s’empirait : l’écran ne répondait parfois carrément plus et nécessitait un redémarrage pour fonctionner. Dernier stade de la maladie, le comportement de l’écran devenait erratique et une hideuse barre grise apparaissait dans la partie supérieure de l’écran.

Les coupables, ce sont ces deux puces, qui se détachent de la carte mère.

L’ensemble de ces plaintes avait d’ailleurs abouti sur une class action dès le mois d’août 2016 en Californie. Apple avait publiquement défendu la solidité de ses smartphones, en minimisant les cas constatés :

« Les iPhone 6 et 6 Plus respectent ou dépassent tous nos standards de qualité pour tenir le coup pendant une utilisation quotidienne »

Mais il semblerait que Lucy Koh, la juge en charge du dossier, a trouvé une information intéressante en fouillant dans les notes internes de l’entreprise.

Le document en question prouve qu’Apple était au courant que les iPhone 6 pouvaient se plier 3,3 fois plus facilement que l’iPhone 5s. Pire encore, la firme avait calculé que l’iPhone 6 Plus avait lui 7,2 fois plus de chance de se courber que le 5s.

Une note compromettante qui prouve que la firme connaissait le problème avant la commercialisation du smartphone. C’est probablement pour cela qu’elle avait lancé un programme permettant de changer les appareils atteints de Touch Disease pour « seulement » 167,10 €, qui correspond au prix de réparation d’un écran. Apple en avait profité pour renforcer la partie défectueuse de la carte-mère.

Il est bien difficile de savoir comment se terminera ce recours mais l’image du géant risque bien d’être écornée durablement.