Fake news scientifiques, un fléau difficile à appréhender

Science

Par Elodie le

Des journalistes sont parvenus à faire publier une fausse étude sur le cancer dans une revue scientifique renommée. Une nouvelle fausse étude scientifique vient jeter un peu plus le trouble sur ces découvertes qui n’en sont pas.

Dr. Jekyll and Mr. Hyde

Le 5 juillet dernier, un chercheur venait lancer un pavé dans la marre du monde scientifique en assurant que la plupart des études sont fausses. En cause, la mauvaise méthodologie des chercheurs certes, mais aussi un manque de vérification de la part des scientifiques et des médias spécialisés, parfois peu scrupuleux.

C’est ainsi qu’en février dernier, un scientifique piégeait la revue American Research Journal of Biosciences avec une fausse étude Star Trek et qu’en 2014 déjà, des dizaines d’études conçues par le programme informatique SCIgen étaient retirées des publications de l’éditeur allemande Springer pour cause de faux grossiers et d’incohérences qui l’étaient tout autant.

Selon une étude américaine…

Aujourd’hui, des journalistes de deux médias allemands, le quotidien Süddeutsche Zeitung et la radio publique NDR, ont réussi à faire publier une fausse étude sur le cancer dans le cadre d’une enquête visant à mettre en lumière les publications scientifiques peu scrupuleuses concourant à la prolifération de fake news scientifiques.

En l’occurrence, la revue Journal of Integrative Oncology a publié « les résultats d’une étude clinique montrant que de l’extrait de propolis était plus efficace sur le cancer colorectal que les chimiothérapies conventionnelles ». Jargon technico-scientifique me direz-vous. Certes. Comme l’explique Sciences et Avenir, « La propolis est une substance résineuse issue d’arbres et transformée par les abeilles afin de bâtir les alvéoles de leurs ruches ».

Base de données scientifiques vérolée

« L’étude était fictive, les données fabriquées, et les auteurs, affiliés à un institut de recherche imaginaire, n’existaient pas non plus. La publication fut néanmoins acceptée en moins de dix jours et publiée le 24 avril », rapporte Le Monde qui a enquêté sur la fausse science.

L’étude incriminée n’est plus accessible, mais le site du quotidien en permet encore la lecture. Elle contient plusieurs aberrations, inexactitudes et théories farfelues : « On y lit que les chercheurs auraient comparé l’efficacité de la chimiothérapie avec des gélules de propolis. Par ailleurs, la conclusion du pseudo-article scientifique parle d’un sujet sans rapport, l’effet des massages sur les maladies thromboemboliques », explique ainsi Sciences et Avenir.

Faux et usage de faux

Des milliers de revues scientifiques ont été créées ces dernières années et autant de fausses études à l’intitulé accrocheur, comme celle parue il y a quelques mois expliquant que boire un verre de vin par jour augmenterait le risque de cancer, polluant les bases de données scientifiques de nombreux chercheurs.

La ministre allemande de la Recherche envisage de diligenter une enquête pour déterminer comment une telle étude a pu être publiée dans une revue dite « scientifique ». « C’est dans l’intérêt de la science elle-même », a-t-elle expliqué. L’objectif est de faire en sorte que « la crédibilité et la confiance dans la science ne soient pas affectées […] C’est bien que de telles erreurs soient mises au jour. Car ce n’est qu’ainsi qu’on peut changer ce qui ne va pas ».

Dans la ligne de mire, certaines maisons d’édition peu regardantes qui après avoir créé leur revue au nom pompeux réclament « quelques centaines d’euros » par article pour être publiées révèle Le Monde.

Dans les revues classiques, et plus sérieuses, la procédure d’examen des études est beaucoup plus poussée et peut prendre plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois. Et les auteurs ne passent pas nécessairement à la caisse.

8 réponses à “Fake news scientifiques, un fléau difficile à appréhender”

  1. Les auteurs passent très souvent à la caisse, mais ça n’a pas vraiment de rapport.
    Le problème en fait ne vient pas des revues  classiques, qui font en général bien leur boulot. Il vient des centaines de revues fraichement créées et prêtes à publier n’importe quoi pour toucher l’argent de l’auteur.
    Le simple fait que l’etude ai été acceptée en dix jours est révélateur : en général le processus de peer review prend plusieurs mois. Mais heureusement la plupart des chercheurs savent quels journaux sont dignes de confiance (même si la médecine est un domaine à part où beaucoup d’aberrations sont publiées, comme beaucoup de sciences expérimentales). 
    Donc finalement, le second (et vrai ?) problème, ce sont les journalistes qui vont chercher n’importe quel article, n’importe où, juste pour faire des effets d’annonce.

  2. Un problème plus complexe que cette vision manichéenne. D’abord, la
    nécessité de multiplier des études pour avancer dans la carrière, est
    la source d’une inflation dangereuse et stérile de publications, sans parler des farces relatées ici .
    Ensuite, il faut se rappeler que très souvent, les innovations
    conceptuelles sont mal perçues et acceptées par les "scientifiques qui
    savent ce qui est scientifique" et donc publiables. J’ai en tête, par exemple, la
    découverte de l’hélicobacter pylori dans son rôle sur l’ulcère…Les
    revues "sérieuses" n’en voulaient pas;  mais le temps a rendu sa justice
    en donnant le prix Nobel à ces deux auteurs australiens.Enfin,
    une statistique, fût-elle parfaite, peut-elle résumer la réalité ?  Les
    "fake news" ont l’avantage de relativiser, nos certitudes scientifiques, y compris avec des études parfaites sur le plan méthodologique,
    car le moteur du scientifique est plus de douter, de remettre en cause
    que de s’assoir dans une vérité admise et confortable.

  3. ben oui commençons par verifier tous les p des etudes, facile on met une AI la dessus et on verra bien, les auteurs honnêtes qui se sentent vexes ne devraient pas, le corporatisme n a pas sa place ici, la confiance qui est donnée aux auteurs est trop grande pour supporter quelque arguments philosophique sur le doute qui motive la recherche, j amènerais bien des preuves ici mais bon y en a des boulettes quand meme qui sont ecrit et surtout pire copié collé parce que ca copie colle quand il faut publier pour "avancer sa carriere " comme il a dit lui mdr

  4. La revue en question n’est même pas indexée (web of Science) et appartient au ‘OMICS group’ qui a crée de toute pièce un portefeuille de centaines de revues pirates, avec pour seul but d’accepter n’importe quelle étude en échange du paiement de centaine d’euros. 

    Cela n’est absolument pas représentatif de ce qui se fait dans des revues plus sérieuses et établies. Ce genre d’étude fictive ne passerait jamais le crible de revues sérieuses et réputées dans le domaine de la recherche contre le cancer … heureusement

  5. Ce n’est pas ça le problème exposé. Bien sûr qu’une revue sérieuse et reconnue n’aurait jamais publiée ça.

    Le fait exposé est la multiplicité des revues peu sérieuses justement. Et je te le mets dans le mille, ce sont ces études stupides des revues peu sérieuses que la population (qui est majoritairement non scientifique et n’a même pas connaissances des dites revue "sérieuses") voit en premier lieu.

    De plus, aussi peu sérieux que cela peu l’être, les questions à se poser ne concerne pas cette étude grotesque que beaucoup on écartée juste en lisant le titre. Mais l’interrogation va bel et bien sur la globalité de la situation : ici c’était tellement gros qu’effectivement il a quand même réussi à embobiner 3 revues. Mais si c’était plus subtile, des résultats qui se tiennent, mais finalement jamais testés. Comment une revue fait la part des choses ? Le monde n’est pas en deux teintes, ici c’était noir profond utilisé et il a quand même réussi à pécher des poissons. Mais si l’étude était plus sur fond de gris ? Combien de ces revues seraient tombées dans le panneaux ?

    C’est bien ça le problème.

  6. On ne peut pas comprendre le mensonge dans la science si on on n’a pas vu le mensonge dans la société !

    Les Renseignements Généraux , c’est pas des policiers , ce sont les militants du Parti Socialiste , qui font la police ou plutôt du flicage 
    dans nos rues , sur nos routes , sur les terrasses des cafés , sur les places publics , le terrorisme qui se prend pour de la sécurité et qui 
    essaye de persuader les autres qu’il est de la sécurité alors que c’est un parti politique  !

    Est-ce que ça d’abord !  vous l’avez vu ?

    Si vous avez vu ça , vous avez tout vu ! 
    ____________________

    Le Parti Socialiste  est-il toujours au pouvoir en France ? 
    Le ministère de l’Intérieur socialiste utilise des tortionnaires du parti pour casser les pieds à des citoyens français qui ne veulent pas rentrer dans leur réseau d’esclaves tortionnaire 
    franc Masson ou bien pour  les déplacer sans arrêt (déportation , le mot NASI a été enlevé des dictionnaires)  . 
    Tout cela doit alimenter la traite des Noirs qu’il y a en Europe présentée comme du sauvetage de refugiés , en verité 
    un échange de citoyens nés en France il y a 30 ou 40 ans , Français , (dont les PS essayent de se débarrasser) ,  contre des nouveaux arrivants , à qui le parti chante la chanson de
     l’immigration comme le PS l’a fait dans les années 80  en France . 
    Ces tortionnaires du parti sont parachutés dans les habitations pour accomplir des persécutions et du harcèlements par signe (logements vides)  . Il se passe la même chose en Allemagne !

    Deux femmes et un homme se livrent à ce genre de comportements sur la commune française de Sedan actuellement , quartier de l’horloge , derrière le bruit du football télévisé 
    avec ses supporters bidon militants du parti qui essayent d’entrainer les autres . 
    Quand j’éteins les lumières chez moi la nuit  , ils allument les lumières de leur appartement et inversement , langage par signe de harcelement . Ils toussent sans arrêt  . 
    La voisine du dessous fume à la fenêtre pour casser les pieds au voisin du dessus et quand on se plaint auprès du propriétaire (lui même Franc MaSSon et collabo)
     il vous répond "oui on peut même attrapper le cancer de la gorge" . 
    Comment se fait-il que le Parti Socialiste est Encore au pouvoir en France en 2018 après le départ de Français Hollande ?  Sommes nous bien en démocratie ? 
    ou bien le Parti Socialiste se maintient-il toujours le pouvoir simplement en changeant l’emballage ? Un tour de passe -passe au clin d’oeil maSSonique  ON/ OFF  
    Combien de candidats socialistes se sont-ils réellement présentés à l’élection présidentielle 2017 ?   1  ?  ,  V  ? ,  ou bien 3  ? 
    Peut-on accepter une bande de bluffeurs pareils qui vident   les caisses de l’Etat français et qui cherchent à récupérer de l’argent par tous les moyens ? L’avez vous remarqué ? 
    RG=PS

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