Accusations de trafic de drogues et d’espionnage dans la Gigafactory Tesla

Automobile

Par Elodie le

Tesla est dans le viseur du gendarme de la bourse, la SEC (Securities and Exchange Commission) après plusieurs plaintes dont celle d’un ancien membre de la sécurité accusant Tesla d’avoir dissimulé un trafic de drogues et espionné ses employés au sein de la mega-usine du Nevada.

Crédits Maurizio Pesce – Wikipedia

Avis de tempête dans le ciel déjà bien chargé de Tesla. Après la découverte, en juin dernier, d’un saboteur au sein de son usine du Nevada contre lequel Tesla a porté plainte, la firme est visée par plusieurs plaintes d’anciens employés et enquêtes de la Securities and Exchanges Commission, le gendarme de la Bourse US, concernant les retards de production de la Model 3 ainsi qu’un tweet alarmiste d’Elon Musk évoquant son intention de retirer Tesla de la bourse.

Le 9 août, c’est donc un ancien salarié qui est venu jeter son pavé dans la mare de Tesla. Ancien employé de la division chargée de la sécurité interne, Karl Hansen accuse le groupe d’avoir espionné ses salariés notamment en piratant leur ordinateur et téléphone portable, et caché les liens entre plusieurs employés et un cartel mexicain ou encore dissimulé le vol de 37 millions de dollars de cuivre et autres matières premières dans sa Gigafactory du Nevada.

Le cartel de Sonora chez Tesla

Selon Karl Hansen, la DEA et les équipes du shérif du comté de Storey ont révélé à Tesla que « plusieurs employés pourraient participer à un trafic de stupéfiants impliquant la vente  d’importante quantité de cocaïne et potentiellement de la méthamphétamine (également appelé cristal meth) au sein de la Gigafactory au nom d’un cartel de la drogue mexicain de Sonora, au Mexique. »

La Gigafactory 1 de Tesla au Nevada – Wikipedia

Après l’annonce de la plainte d’Hansen le 16 aout dernier, un porte-parole de la DEA a déclaré à Buzzfeed que l’agence « n’avise pas les autorités non répressives des enquêtes en cours de jugement ou en suspens ». Autrement dit, elle n’aura pas informé Tesla du potentiel trafic ayant cours dans ses usines. Hansen assure de son côté que l’usine était au courant et a refusé d’en informer la DEA.

Vol dissimulé et surveillance des salariés

Par ailleurs, son équipe aurait découvert le vol, entre janvier et juin de cette année, de 37 millions de dollars de cuivre et autres matières premières au sein de l’usine du Nevada. Là encore, Tesla « lui a demandé de ne pas signaler les vols à des forces de l’ordre extérieures » et demandées de mettre un terme à ses investigations. Il aurait ensuite été viré le mois suivant.

De son côté, Tesla assure avoir pris ses accusations « très au sérieux », mais que « certaines de ses allégations étaient totalement fausses » et « ne pouvaient être corroborées ». Pour Elon Musk, Karl Hansen est une « super [emoji cacahuètes] » : « Il dit simultanément que notre sécurité est mauvaise et que nous avons une capacité d’espionnage incroyable », a-t-il déclaré à Gizmodo.

Hansen assure en effet que Tesla aurait mis en place un système de surveillance de ses salariés après le limogeage de Martin Tripp, le saboteur démasqué en juin dernier. Karl Hansen est représenté par le cabinet d’avocats Meissner Associates, qui représente également Martin Tripp.