Un avion a été bloqué à l’aéroport de New York suite à une épidémie touchant une dizaine de passagers

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Par Gaël Weiss le

Hier matin, pendant plusieurs heures, un Airbus A380 avec 521 personnes à bord a été conduit « à distance » des terminaux afin de vérifier l’état de santé de ses passagers. Une centaine d’entre eux se plaignaient de toux, de fièvre ou de vomissements. Une dizaine d’entre eux ont été envoyés à l’hôpital en fin de journée.

Un Airbus A380 de la compagnie Emirates. crédit photo : Mathieu Thouvenin via Flickr.

Alors voilà, si vous avez lu World War Z ou regardé n’importe quel film d’horreur sur les zombies, vous savez très bien à quoi vous en tenir. Les faits, comme d’habitude, sont beaucoup moins romanesques. Les autorités américaines ont pris très au sérieux l’alerte donnée par le pilote et le personnel navigant de l’avion et ont détourné l’A380 des terminaux afin de faire examiner les passagers des médecins. Après avoir examiné tous les passagers, il s’avérait alors que « 106 présentaient des symptômes allant de la toux à de la fièvre et des vomissements », a indiqué Oxiris Barbot, responsable des services de santé de New York. Seules 10 personnes ont finalement été hospitalisées : trois passagers et sept membres de l’équipage.

Le responsable de cette épidémie ? La grippe, selon les premières constatations des médecins. Les 10 personnes hospitalisées vont bien et sont dans un état stable. Selon Eric Phillips, un porte-parole de la mairie de New York, des passagers du vol ont été à La Mecque, où se sont rassemblés 2,4 millions de fidèles le 19 août dernier, alors touchés par une épidémie de grippe.

Vanilla Ice (vous vous souvenez de Vanilla Ice ?) était justement présent dans l’avion bloqué.

Il est difficile de savoir  pour l’instant si le virus s’est propagé durant les 14 heures qu’a duré le vol reliant Dubai à New York. La grippe nécessite en effet une période d’incubation allant de 1 à 7 jours selon le Monde. Le plus probable étant que les personnes malades ont attrapé le virus avant même de prendre l’avion.

Les cabines d’avions sont peu sensibles aux bactéries, mais favorisent les virus

Le site américain The Verge a toutefois voulu en savoir plus sur le risque d’infection présent dans les avions et a demandé à médecin de l’armée de l’air américaine, Allen Parmet, ce qu’il en était vraiment. Ce dernier se veut rassurant et explique que la contagion par l’air au sein des avions est peu fréquente. « [L’environnement] est très sec, ce qui tue les bactéries comme la Légionellose. Elle s’assèche et meurt. Les autres bactéries adoptent un état d’hibernation. Il est difficile de diffuser des bactéries dans un environnement aussi sec ».

Dans le cas des virus, ces derniers se propagent par l’intermédiaire de gouttelettes. « Premièrement, ces gouttelettes commencent par s’évaporer. Ensuite, elles passent dans l’aération de la cabine. Le courant d’air de cette aération est extrêmement rapide et court partout du plafond au plancher des cabines très rapidement, ce qui fait que l’ensemble circule autour des passagers ». Ce qui explique pourquoi il est plus facile d’attraper un virus dans une cabine d’avion.

Tout dépend ensuite de la dangerosité du virus. Dans le cas de la grippe, il est assez facile à endiguer. Mais explique Allen Parmet, le pire virus que puisse transporter un avion est le virus de la variole. « La variole demande 10 jours avant de devenir vraiment infectieuse. S’il y a une personne qui est infectée dans un avion, elle n’aurait aucun symptôme et pourrait continuer de voyager partout dans le monde. »

Source: Le Monde

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