Au Royaume-Uni, on souhaite de plus en plus divorcer à cause de Fortnite

Jeux-Video

Par Mathieu le

Divorcer à cause d’un jeu vidéo, mythe ou réalité ? Selon les statistiques fournies par une plateforme de divorce en ligne, certains couples prendraient la décision de mettre fin à leur mariage en citant Fortnite comme raison principale.

Bataille juridique

La mode du Battle Royale ne fait pas que des heureux. Divorce-Online, site web britannique permettant de lancer une procédure de séparation reconnue par l’Etat, rapporte dans un document que le jeu d’Epic Games serait à l’origine de 5% des demandes de divorce reçues sur sa plateforme. Ainsi, sur 4 665 formulaires déposés depuis le 1er janvier 2018, environ 200 avançaient comme raison principale la présence de Fortnite dans le couple.

Il faut tout de même minimaliser ce chiffre puisqu’il ne prend en compte que les éléments inhérents à la plateforme Divorce-Online et n’est pas forcément représentatif du reste du pays et par la même occasion du monde. Par exemple, 106 959 divorces de couples de sexe opposé ont été prononcés rien que sur l’année 2016, un chiffre bien plus conséquent que ce qui est avancé par le site web. De plus, certaines demandes réalisées en ligne n’aboutissent pas obligatoirement en séparation puisqu’il est tout à fait possible de suspendre une démarche en cours.

Fortnite, une maladie ?

Néanmoins, le but est tout autre : prouver à quel point le jeu vidéo peut avoir un impact dans notre sphère privée jusqu’à s’immiscer totalement dans une vie de couple. Ce n’est pas la première fois que Divorce-Online fait parler de lui avec de tels chiffres. En effet, en 2011, la plateforme avait déjà été relayée par le Daily Mail qui assurait que 200 femmes avaient rempli une demande de divorce à cause du comportement addictif de leur conjoint sur World of Warcraft.

Jouer de façon excessive peut donc être légitimement reconnu comme une raison de quitter son partenaire et demander ainsi le divorce. Un élément supplémentaire qui risque de ne pas donner une bonne image du jeu vidéo qui est déjà dans l’œil du cyclone depuis quelques années et qui est parfois représenté injustement par les médias. Reste qu’en juin dernier, l’OMS a classé l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie, à l’instar de l’alcool, de la drogue ou de la pornographie. Passer une grande partie de son temps à finir top 1 sur sa console plutôt qu’à chérir l’être aimé est donc à éviter pour continuer d’avoir une alliance à son doigt.

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