Netflix annonce d’excellents résultats trimestriels… et tacle les quotas européens

Business

Par Henri le

Le marché de la SVoD est en pleine expansion et Netflix peut s’enorgueillir d’être assis sur le trône. Les derniers résultats en date continuent de montrer une forte progression pour le groupe.

La SVoD fait des émules et à des airs d’eldorado pour de nombreuses entreprises. Alors que Disney, Apple et Warner ont l’intention d’ouvrir leurs propres services, Netflix continue de dominer. La firme vient en effet de communiquer les chiffres de son troisième trimestre, et ils sont excellents.

Sur les trois derniers mois, le service a gagné 7 millions d’abonnés dans le monde, portant son total à 137 millions. Une sacrée performance, qui équivaut à une augmentation de 37% par rapport au trimestre passé. Et l’entreprise ne cache pas son ambition puisque Reed Hastings, son PDG, vise les dix millions d’abonnés pour la fin de l’année.

Cette forte progression est intimement liée aux récents investissements liés à la création de contenus originaux. Netflix a effectivement injecté 4 milliards de dollars sur ces productions rien que sur l’année 2018. Une somme partagée entre séries américaines, mais également internationales, comme le prouvent les succès de La Casa de Papel pour l’Espagne et Dark pour l’Allemagne. Un effort qui paye puisque 5,87 millions des nouveaux abonnés ne sont pas américains.

Hastings a par ailleurs rebondi sur les quotas imposés par la Commission européenne. Cette dernière impose à Netflix ou Amazon Prime Video de proposer 30% de productions provenant d’Europe (films, séries ou documentaires) dans leurs catalogues, ce qui ne plait pas au géant californien. Le PDG estime que ce système privilégie la quantité sur la qualité.

« Cela peut avoir un impact négatif à la fois sur l’expérience client et sur la créativité. […] Nous préférerions nous concentrer sur l’excellence de nos services pour nos membres, ce qui comprendrait la production de contenu local, plutôt que sur la satisfaction des quotas. »

La firme ne devrait pas avoir de problème à les respecter étant donné qu’en 2015, 20% des contenus disponibles en Europe étaient déjà européens. Hastings estime tout de même qu’il y a d’autres moyens de doper la production locale.

« Toutefois nous estimons qu’une manière plus efficace pour qu’un pays soutienne les contenus locaux forts serait de favoriser directement les créateurs locaux, indépendamment du canal de diffusion. »

Notons d’ailleurs que la plateforme travaille actuellement sur quatorze projets exclusifs à la France, dont une moitié de séries originales.