Ma French Bank : lancement printanier pour la néobanque de La Poste

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Par Olivier le

Le secteur des néobanques n’intéresse pas que les start-up comme N26 ou Revolut. Les établissements bancaires traditionnels veulent leur part du gâteau, et ils y mettent le paquet. La Poste ne veut pas rater le coche.

Si la banque classique a encore de beaux jours devant elle, les utilisateurs plus à l’aise avec les outils numériques attendent des services bancaires plus souples à gérer depuis leur smartphone. Le marché français comptent plusieurs « pure players » comme N26 et Revolut, mais les acteurs traditionnels n’ont pas dit leur dernier mot.

100 millions d’euros pour la création de Ma French Bank

Orange a ainsi lancé Orange Bank, qui rencontre un petit succès. La Banque Postale, filiale de La Poste, n’a pas l’intention de laisser échapper cette clientèle jeune et urbaine. Depuis plusieurs mois, le groupe prépare le lancement de Ma French Bank, une néobanque qui ouvrira ses portes virtuelles dans le courant de l’année prochaine, au printemps annonce Rémy Weber, le patron de la banque, aux Echos.

Plus étonnant, ce lancement sera organisé sur internet bien sûr, mais aussi dans 2 000 bureaux de La Poste dans la foulée ou presque. Comme Orange, La Poste veut s’appuyer sur son réseau de guichets pour faire connaitre son offre bancaire et rassurer des clients qui ne seraient pas forcément à l’aise avec le tout-numérique.

Ma French Bank offrira la création d’un compte bancaire et une carte bleue bien évidemment, mais aussi des chèques et l’enregistrement de chèques en ligne, ce qui un service encore peu courant ailleurs. Des crédits à la consommation et du crowdfunding seront aussi au rendez-vous : KissKissBankBank est dans le giron de La Banque Postale depuis l’année dernière.

La Banque Postale mise gros sur Ma French Bank : le lancement avait été plus ou moins prévu dès le début de l’année, mais l’entreprise a voulu prendre un peu plus de temps pour peaufiner cette nouvelle offre. Le budget de création de Ma French Bank s’élève à 100 millions d’euros, presque une goutte d’eau dans les 1,5 milliard d’euros consacrés au développement du numérique au sein de La Banque Postale. Cela n’empêche pas La Poste de se montrer ambitieuse, puisque l’objectif est d’attirer un million de clients sur les cinq premières années.