Waze : les contrôles policiers ne seront peut-être plus signalisés par l’application dans l’hexagone

apps

Par Alvin Etafe le

Grâce à certaines applications, les conducteurs étaient avertis de la présence de contrôle de police ou de radar. Mais ce privilège pourraient disparaître dans les prochains mois.

Edouard Philippe, accompagné de Gérard Larcher (à gauche) et François De Rugy (à droite) Crédit: © Rémi Jouan, CC-BY-SAGNU Free Documentation LicenseWikimedia Commons

Waze, tout comme Coyote, est une application plébiscitée par les automobilistes. En plus de donner l’itinéraire, elle peut également nous indiquer les prochains contrôles routiers de la police ou les radars alentours. Conséquence, les forces de l’ordre sont souvent démasquées par les automobilistes solidaires et ne peuvent donc plus exploiter l’effet de surprise. Le gouvernement d’Edouard Philippe veut cependant faire cesser ce manège.

La police veut garder l’effet de surprise

En effet, un projet de loi va être déposé au conseil d’état, pour contraindre les opérateurs à bloquer certains signalements. Il sera présenté au conseil des ministres en décembre prochain.Sur le terrain, cette manœuvre ne s’appliquera que durant les contrôles d’alcoolémie, de stupéfiants, de recherche de malfaiteurs ou d’opérations anti-terroristes. Autrement dit, les contrôles de vitesse pourront toujours être signalés par les utilisateurs.

Si le projet est adopté, les policiers auront un moyen de pression sur les applications. Ils pourront en efet obliger les opérateurs à occulter les signalements indiquant leur présence sur une zone pendant une fenêtre de 3 à 24 heures. Des sanctions seraient du reste prévues en cas de non-respect des demandes des forces de l’ordre (jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende).