L’UFC-Que Choisir s’attaque à Free pour l’affichage des tarifs de la Freebox Delta

Télécom

Par Henri le

Si on entend souvent parler de l’UFC-Que choisir en ce qui concerne les déboires de SFR, c’est aujourd’hui la firme de Xavier Niel qui est visée.

Attendue de pied ferme depuis de longues semaines, la présentation de la Freebox Delta n’a pas forcement convaincu tous les clients. Il faut dire que l’opérateur a revu ses tarifs à la hausse, tout en brouillant les pistes sur ce que contenait exactement son offre.

En effet, le magazine a décidé de mettre en demeure Illiad pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’association s’est penchée sur l’affichage des prix. L’opérateur annonce en effet une offre à 49,99 euros sur sa page d’accueil tandis que la suivante précise que les frais d’achat de la box coûtent 480 euros en paiement direct ou 10 euros pendant 48 mois. Une telle annonce est considérée comme trompeuse étant donné que les opérateurs doivent légalement afficher tous les frais supplémentaires dès la première page.

Free a certes effectué un rétropédalage en ce qui concerne les frais de mise en service (qui étaient facturés 99 euros), mais cela ne s’est pas fait sans concessions. En effet, le pack sécurité composé d’une caméra de surveillance ou d’un détecteur de mouvement est devenu optionnel, tout comme le disque dur d’1 To. Un fait étonnant surtout que les fonctionnalités liées à ce dernier ont été de nombreuses fois mises en avant lors de la conférence de présentation. L’UFC demande donc à Free de rembourser ces frais aux acheteurs ayant souscrit à l’offre entre le 5 et le 11 décembre, avant que Mr Niel ne se ravise.

Mais ce n’est pas tout. Free a maintenu les frais de résiliation de 49 euros pour tous ses abonnés, mais sans en justifier la raison. L’association lui demande de préciser pourquoi, comme le veut la loi.

Elle laisse quinze jours à Free pour se mettre en règle. Si ce n’est pas fait, elle indique qu’elle alertera la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) qui pourra alors lancer des procédures plus dissuasives. Vous l’aurez compris, l’opérateur a intérêt à rendre ses offres un peu plus lisibles, ce qui n’est pas pour nous déplaire.