Activision et Bungie divorcent, mais ce dernier conserve la garde de Destiny

Jeux-Video

Par Jules le

À l’issue de presque une décennie de vie commune et deux jeux ensemble, l’éditeur Activision et le studio Bungie se séparent. La question de la garde de la licence Destiny est, elle, déjà réglée puisque Bungie part avec la presque entièreté des droits dans ses valises.  

 

Décidément, Bungie tient plus que tout à conserver son indépendance et a bien du mal à s’attacher aux gros éditeurs. Après un premier divorce avec Microsoft en 2007, mettant fin à 7 ans de collaboration qui auront permis à l’excellente saga Halo de voir le jour, le studio s’était jeté dans les bras d’Activision pour faire naître sa saga de FPS multijoueurs Destiny.

Mais presque neuf ans passés ensemble n’auront pas suffi à faire le bonheur de Bungie qui a décidé de mettre fin à sa collaboration avec l’éditeur américain.

Des tensions avant le mariage

Comme le rapporte le journaliste de Kotaku Jason Schreier, le torchon brûlait déjà entre Activision et Bungie bien avant la sortie du premier Destiny. L’une des discordes les plus sévères entre les deux entreprises était l’annualisation des licences imposée par Activision.

En effet, Bungie était tenu de sortir un jeu Destiny ou une extension majeure chaque automne. Une décision qui n’était pas du tout du goût du studio qui a décidé s’occuper de son bébé dans son propre coin.

Car dans le divorce qui touche Activision et Bunggie, c’est bien ce dernier qui conserve les droits de la licence Destiny. Activision peut continuer, lui, à commercialiser les jeux existants (Destiny 1 & 2). L’éditeur a d’ailleurs rassuré les joueurs sur Twitter en assurant que Destiny 2 serait toujours disponible sur le service Battle.net.

Selon une source de Kotaku, les employés de Bungie ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme lors de la réunion spéciale tenue hier par le studio. Le champagne aurait même été débouché, toujours selon la source de Jason Schreier. Il faut dire que le studio prépare l’après Destiny depuis le mois de juin dernier, avec l’obtention d’un investissement de 100 millions de dollars de la part de l’éditeur chinois NetEase.

Timing malheureux pour Activision

Ce divorce intervient au pire moment pour Activision-Blizzard, alors que l’année fiscale s’apprête à toucher à sa fin. D’autant que l’éditeur américain annonçait en décembre dernier une réduction des dépenses pour l’une de ses filiales majeures : Blizzard Entertainment.

Ajoutez à cela le départ de Mike Morhaime, président et cofondateur du studio derrière Overwatch et World of Warcraft, et il n’en faut pas plus pour que l’action d’Activision dévisse sérieusement. De 51,37 dollars, elle est passée à 48 dollars à la clôture de la bourse de Wall Street hier soir, quelques heures seulement après l’annonce du divorce.

 

Source: Kotaku