Uber veut mettre au point des vélos et des trottinettes qui se rangent tout seul

Urban Mobility

Par Manon le

Uber et sa future division spéciale « Micromobility Robotics » rêvent de vélos et trottinettes capables de retourner de manière autonome à un point de stationnement. Une idée intéressante mais qui soulève aussi quelques problèmes.

Verra t-on bientôt des trotinnettes sans passagers sillonner nos rues ? C’est en tout cas ce qu’espère Uber. Le groupe est en train de former une nouvelle division appelée « Micromobility Robotics » qui sera chargée de plancher sur l’autonomie des vélos et des trottinettes. L’idée serait d’imaginer des deux roues capables de retourner à un point de rangement sans l’aide de l’humain.

Une idée pas bête. Avec le développement de services de free-floating, il est de plus en plus fréquents, dans les grandes agglomérations, de voir des vélos ou des trottinettes encombrer les trottoirs. Encore peu présent sur le marché, Uber propose toutefois déjà Uber Bike et serait en pourparlers pour racheter deux entreprises de trottinettes en libre-service : Lime et Bird. L’entreprise veut surfer sur la vague et a donc envie de se développer dans ce sens.

Et on les comprend. Ce type de services est en pleine expansion dans les grandes villes où prendre un deux roues peut s’avérer finalement plus rapide que de prendre sa propre voiture ou les transports en commun. C’est là qu’Uber entre en jeu, l’idée serait de définir certains points de rangement directement dans l’application pour permettre aux deux roues d’aller se ranger de manière autonome et ainsi de se recharger après chaque utilisation. Cette intelligence artificielle ne s’activerait qu’une fois l’utilisateur descendu de vélo, il n’est pas question d’aider le cyclomotoriste quand il est sur l’engin.

Accidents à l’horizon ?

Certains problèmes ont cependant été soulevés. Il faudrait d’abord que les vélos et les trottinettes soient capables de tenir debout tout seuls afin de pouvoir retourner au point de rangement sans aide humaine. De plus, il faudrait que les vélos et trottinettes intègrent le Code de la route dans leurs paramètres et soient à même d’éviter les piétons et les véhicules. L’idée est intéressante mais l’équipe de « Micromobility Robotics » de Uber a encore beaucoup de travail et de données à prendre en compte pour établir avec certitude la faisabilité du projet.

Source: Europe 1