
La Premier League, équivalent britannique de la Ligue 1 française, a obtenu une condamnation exemplaire qui va faire réfléchir tous ceux qui fournissent des liens de streaming illégaux. Des centaines de pubs, clubs, foyers et même des particuliers partout au Royaume-Uni profitaient de cette diffusion pirate des matchs de foot, sans évidemment la payer auprès de l’organisation officielle.
Piratage inarrêtable
Les trois dirigeants de ces différents sites avaient mis au point des méthodes très perfectionnées pour éviter de remonter à eux. L’affichage des logos durant les retransmissions était bloqué par exemple. Mais la police a pu leur mettre la main dessus, et ils vont payer très cher ce crime : ils en prennent pour 17 ans de prison, avec des peines allant de 3 à 7 ans.
Ces condamnations très lourdes vont peser dans les esprits de tous ceux qui veulent distribuer illégalement des liens de streaming de retransmission de compétitions sportives. Les droits de diffusion du foot dépassent régulièrement les sommets, et la Premier League veut conserver son magot. Malgré tout, il semble vain de vouloir empêcher les amateurs de sport de pirater les flux sportifs.
La situation rappelle le début des années 2000, lorsque l’industrie de la musique exigeait des réponses judiciaires très fortes contre les pirates. Le tout répressif n’a donné aucun résultat vraiment probant (vous vous rappelez de la Hadopi ?). Les maisons de disques ont fini par retrouver le sourire avec les abonnements des services de streaming, elles qui pendant des années ont rejeté le principe de la licence globale.
Avec les sommes en jeu, et en attendant un modèle économique mieux adapté, le piratage des flux de streaming sportif devrait rester florissant.