
C’est sur Twitter que l’entrepreneur Elon Musk s’est adressé à un internaute il y a quelques jours, promettant l’arrivée imminente de Neuralink, le nouveau projet fou de l’entrepreneur, qui consiste à connecter les cerveaux humains avec un ordinateur. L’idée peut paraître folle, mais elle ne date pourtant pas d’hier. Créée en 2016, la startup Neuralink n’a pour le moment que très peu communiqué sur ses ambitions, mais projetterait, à terme, de concevoir du matériel capable d’augmenter le cerveau humain.
Coming soon
— Elon Musk (@elonmusk) April 21, 2019
Décrit sur son site officiel comme une “connexion à très large bande-passante” entre le cerveau et l’ordinateur, Neuralink a été pensé pour limiter les risques liés au développement de l’IA dans notre quotidien. Bien décidé à “fusionner efficacement” l’humain et la machine, Elon Musk pourrait ainsi faire appel à des technologies similaires à celles décrites en 2015 dans un article publié par Nature Nanotechnologie, qui se présentaient comme un circuit flexible pouvant être directement injecté dans un cerveau vivant.
“Notre but est de brouiller les distinctions entre les circuits électroniques et les connexions neuronales” – Charles Lieber, coauteur de l’étude
Évidemment, si ces projets encore futuristes pourraient permettre d’améliorer le cerveau humain, on peut également s’interroger sur les potentielles dérives de ce type de technologie. Un commentaire corédigé par 27 neuroscientifiques, éthiciens et ingénieurs en IA au sujet de cette étude alerte notamment sur la possibilité qu’une fusion entre cerveau et ordinateur ne permette de “décoder les processus mentaux des personnes et de manipuler directement les mécanismes cérébraux sous-tendant leurs intentions, leurs émotions et leurs décisions”.