La NSA veut mettre fin à son programme de surveillance de la population

politique

Par Amandine Jonniaux le

L’Agence Nationale de Sécurité américaine a recommandé au président américain de mettre fin à son programme de surveillance téléphonique de la population, mis en place en 2001.

Crédits Oliver Peters via Pixabay CC

Six ans après les révélations d’Edward Snowden, la NSA projette d’abandonner son programme de surveillance de masse de la population. C’est en tout cas ce que dévoile une recommandation officielle de l’Agence Nationale de Sécurité adressée à la Maison-Blanche il y a quelques jours, selon un rapport du Wall Street Journal. L’organisation souhaite en effet mettre un terme à son très décrié programme de surveillance téléphonique, qui collecte depuis 2001 des informations sur des millions d’appels et SMS envoyés sur le sol américain. Une recommandation qui n’est pas spécialement guidée par des motifs éthiques.  La NSA estime simplement que les bénéfices rapportés par ce programme sont trop faibles face aux nombreux problèmes logistiques et législatifs engendrés.

Une simple recommandation

Même si la NSA conseille d’abandonner le programme de surveillance massive à l‘origine du Snowgate, la requête officielle formulée par l’agence ne fait ici office que de recommandation. C’est le gouvernement de Donald Trump qui devra statuer sur la situation. Le pouvoir exécutif n’a pas encore statué sur le le sujet, et selon les infos du Wall Street Journal, la possibilité de poursuivre le programme n’est pas totalement exclue, mais cela pourrait coûter beaucoup d’argent. Depuis le début de l’année, le programme a déjà subi de gros ralentissements à cause de problèmes techniques.

Un programme qui s’éternise

Pour rappel, ce plan massif d’espionnage national a débuté après les attaques du 11 septembre 2001, et consistait à collecter des milliards d’enregistrements téléphoniques quotidiens, dans le but de démasquer d’éventuelles organisations terroristes. Après le Snowgate en 2013, le Congrès avait limité le champs d’action de l’agence, obligeant ses dirigeants à revoir leur ambitions à la baisse avec la collecte de “seulement” quelques centaines de millions de conversations par an.