AMD et Cray construisent le super-ordinateur le plus puissant du monde… et visent des performances de calcul de 1,5 exaflops

Hardware

Par Henri le

Le petit monde des super ordinateurs est concurrentiel et se résume souvent à une course à la puissance brute. Mais AMD et Cray devraient bientôt mettre tout le monde d’accord.

Les Etats-Unis vont bientôt se doter du supercalculateur le plus rapide du monde. Créé par les firmes AMD et Cray, il s’agira de la première machine exaflopique du pays, c’est-à-dire qu’elle sera capable d’effectuer un milliard de milliards d’opérations par seconde. Un nouveau standard, qui va permettre de repousser les limites de la science informatique, et aura des applications dans l’industrie, le nucléaire, la recherche, la santé ou encore la météorologie. Son but est donc de solutionner les problèmes informatiques (et mathématique) les plus complexes du monde actuel.

Ce nouveau système, baptisé Frontier, est prévu pour une mise en ligne en 2021 avec une puissance de calcul avoisinant 1,5 exaflop, comme l’a précisé le Département américain de l’Énergie. Il est destiné au Laboratoire national de Oak Ridge, dans le Tennessee. Il n’a pas fallu avoir des oursins dans les poches puisque le contrat et le développement de ce dernier ont coûté plus de 600 millions de dollars.

AMD, qui n’avait plus travaillé sur ce domaine (dominé par Intel) peut donc se réjouir d’avoir pu décrocher un tel contrat. Le Frontier, qui fonctionne sous architecture Cray Shasta, dispose d’une bande passante 24 millions de fois plus importante qu’une connexion domestique, capable de télécharger 100 000 films en HD à la seconde. Vous ne pourrez pas faire la même configuration chez vous puisque l’ensemble occupe un espace de 678 mètres carrés, et contient environ 145 km de câble.

Il ne s’agit pas du seul superordinateur exaflopique du pays puisqu’un autre, nommé Aurora, est déjà en construction au laboratoire national d’Argonne, près de Chicago, dans l’Illinois. Il devrait néanmoins être un peu moins puissant que ce dernier. Leur homologue chinois devrait fonctionner dès 2020 tandis que le Japon et l’Union européenne travaillent aussi sur le sujet. On espère que tout ça est bien ventilé !