Google emploierait des gens pour écouter les conversations de son assistant vocal

Général

Par Antoine le

Après Amazon il y a peu, c’est au tour de Google de se retrouver au coeur d’une polémique autour de ses assistants vocaux : eux aussi emploieraient des gens pour écouter les conversations des utilisateurs, à des fins d’amélioration du service.

C’est une nouvelle qui ne sera certainement pas de nature à apaiser le climat de suspicion ambiant qui traîne autour des assistants vocaux ces derniers temps. En avril dernier, nous vous avions déjà parlé du cas d’Amazon, qui emploie une cohorte d’humains bien vivants pour écouter des conversations captées par Alexa. D’après le média flamand VRT News relayé par BFMTV, la firme de Mountain View s’adonneraient aux mêmes pratiques.

Le média belge reproche à Google de ne pas préciser dans ses conditions générales d’utilisation que les enregistrements en questions pourraient être écoutés, même s’il est bien précisé qu’ils ont vocation à être conservés. Mais surtout, il pointe du doigt le fait que malgré l’anonymisation des données revendiquée par le titan du web, il serait parfois possible de remonter à l’utilisateur en question. Des failles dans la protection des données personnelles des utilisateurs pour lesquelles Amazon avait déjà été pointé du doigt.

Ce à quoi Google a répondu qu’”environ 0,2% des enregistrements” étaient écoutés, et toujours à des fins d’”amélioration de sa technologie de reconnaissance vocale”. Les extraits écoutés par des personnes physiques seraient donc majoritairement des enregistrements mal compris par l’assistant.

Entraîner son IA sans compromettre l’utilisateur, l’impossible casse-tête ?

Aujourd’hui, de nombreux utilisateurs se servent de ces assistants vocaux pour des petites taches du quotidien : mettre un morceau de musique, se renseigner sur la météo, parcourir une recette de cuisine ou vérifier un rendez-vous, par exemple. Et s’ils sont si populaires, c’est notamment parce qu’ils fonctionnent de mieux en mieux, au point de pouvoir être d’une vraie utilité et plus un simple gadget.

Mais si ces assistants fonctionnent de mieux en mieux, c’est en grande partie grâce à ces analyses qui embarrassent déjà Amazon, et Google depuis aujourd’hui. Partant de ce constat, une question se pose. Comment développer continuellement ces systèmes, de la façon la plus exhaustive possible pour que cela fonctionne avec un maximum d’utilisateurs différents, sans pratiques douteuses sur le plan de la gestion des données ?
Il conviendra de guetter la réponse des GAFA à cette problématique, dans la mesure où les assistants vocaux ont vocation à rester profondément implantés dans le paysage technologique et même à se démocratiser encore davantage alors que les polémiques concernant les données personnelles n’en finissent plus de fleurir.

Source: BFM