Fonte des glaces, océans plus acides, montée du niveau de la mer : le constat alarmant du GIEC

politique

Par Jason Mathurin le

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’evolution du climat (GIEC), le réchauffement climatique nuit fortement à la faune océanique. 

Crédits: Unsplash/Jacqueline Godany

Les glaciers et les océans sont en péril, n’en déplaise aux climato-sceptiques. Selon le dernier rapport du GIEC, le niveau des océans monte deux fois plus vite qu’auparavant. Les océans tendrait par ailleurs à s’acidifier et à s’appauvrir en oxygène. Et les conséquences d’un tel dérèglement sur l’océan et la cryosphère ne sont pas à prendre à la légère, car les écosystèmes aquatiques et arctiques constituent une ressource essentielle à notre survie. Comme l’explique France Info, les glaciers fournissent de l’eau potable et les océans jouent un rôle majeur puisqu’ils captent du CO2, absorbent une partie de la chaleur et fournissent 50% de l’oxygène atmosphérique. 

Les experts du GIEC insistent sur le fait qu’en respectant l’Accord de Paris, nous pourrions parvenir à limiter la montée du niveau des eaux entre 30 et 60 centimètres. La montée des eaux pourrait atteindre 1m10 avant 2100, si rien n’est fait pour endiguer le phénomène. Et selon le pire des scénarios envisagés par les experts du GIEC, ce niveau pourrait atteindre 5 mètres en 2300, occasionnant par la même occasion des inondations annuelles sans précédent. Autre élément inquiétant : la fonte du pergélisol, la partie du sol terrestre censée rester gelée en permanence. La fonte des glaces laisse échapper dans l’eau des quantités astronomiques de C02, de méthane et de mercure, normalement contenues sous les sols gelés.