Action pour le climat : les États-Unis, plus mauvais élève du classement, loin derrière la Chine

politique

Par Felix Gouty le

En matière d’effort pour le climat, le pays de Donald Trump est le plus mauvais élève de la classe. Les faibles performances de l’Australie et l’Arabie Saoudite sont également source d’inquiétude.

Les Etats-Unis, plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde.

Le  “Climate Change Performance Index” (ou CCPI) a été rendu public à l’occasion de la COP 25 à Madrid. Ce classement passe au crible le taux d’émissions de gaz à effet de serre, l’exploitation d’énergies renouvelables et la politique environnementale des différentes nations. Après analyse de ces paramètres (14 au total), le CCPI donne un score d’effort climatique à chaque pays, en fonction de leur contribution à la réalisation des actions demandées par les Accords de Paris pour le climat en 2015. Selon ce classement, aucun pays n’a pris d’engagements suffisants pour respecter l’Accord de Paris. C’est pourquoi l’édition 2020 du classement ne place aucun des 61 pays observés dans les trois premières positions. La Suède, meilleur élève climatique du lot, se place donc à la quatrième place, juste devant le Danemark et le Maroc.

La France arrive à la 18e, ses efforts étant jugés “moyens” par le CCPI. La dernière place a été accordée aux États-Unis, derrière l’Arabie Saoudite et l’Australie. De mauvaises performances qui sont sources de “grande inquiétude” indique le communiqué de presse. La Chine, plus gros émetteur de gaz à effet de serre, est à la 30e position grâce à de nouvelles mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Selon le rapport, 31 des soixante pays ciblés seraient responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre. Un autre rapport, celui de l’association Climate Action Tracker (CAT), alerte du reste sur le fait que les politiques actuelles des pays ne permettent pas d’atteindre l’objectif fixé par l’accord de Paris et aboutiraient à une hausse de +2.8°C d’ici 2100 “dans le plus optimiste des scénarios”.

Pendant ce temps, BBC News rapporte que des États très émetteurs de gaz à effet de serre, comme le Brésil, l’Arabie Saoudite, la Chine et l’Inde, bloquent certaines discussions à Madrid. “Les délégations brésilienne et saoudienne veulent interdire l’utilisation officielle du terme ‘urgence climatique'”, indique Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International. Certaines nations refuseraient d’agir selon les termes des Accords de Paris tant que d’autres, moins développées ou riches, n’apportent pas leur pierre à l’édifice. Plutôt qu’une validation de ce qui avait été convenu en 2015, ces gouvernements veulent revenir au stade des négociations. Pour remonter le moral du reste des membres de la conférence, le candidat démocrate à la prochaine élection présidentielle américaine, Michael Bloomberg, a promis de ré-intégrer les États-Unis aux Accords de Paris s’il était élu.

Source: AFP