Les catastrophes climatiques de 2019 vont coûter 140 milliards de dollars

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Par Julie Hay le

L’année 2019 aura été marquée par plusieurs catastrophes climatiques. L’ensemble des événements climatiques mondiaux, qui regroupent notamment les incendies en Californie ou et le typhon Hagibis au Japon, auront coûté pas moins de 140 milliards de dollars.

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La note est salée. Les catastrophes climatiques qui ont secoué la planète auront eu un impact désastreux sur les éco-systèmes, mais aussi sur l’économie mondiale. Selon le bilan annuel de l’ONG Christian Aid, tous ces événements vont coûter 140 milliards de dollars, au minium. Les incendies qui ont dévasté la Californie à l’automne dernier figure en haut du classement des catastrophes les plus coûteuses. La facture est estimée à 25 milliards de dollars. Le Japon écope d’une note de 15 milliards de dollars, après le typhon Hagibis qui a touché le pays le 12 octobre dernier. Les quinze autres cataclysmes mentionnés par l’étude auront quant à eux coûté pas moins d’un milliard chacun, alors que cinq d’entre eux dépassent les 10 milliards de dollars de dégâts. Côté victimes humaines, c’est l’Inde qui est le pays le plus touché. Les inondations auront coûté la vie à 1 900 personnes, juste devant l’Afrique du Sud et ses 1 300 victimes pour le cyclone Idai.

Un panorama incomplet

La facture s’élèvera incontestablement, notamment après les incendies qui ravagent l’Australie. Le brasier étant encore actif dans certaines régions, l’événement n’a pas été pris en compte dans ce bilan 2019. Les estimations de Christian Aid sont très approximatives comme l’expliquent les auteurs du bilan “Ces données financières ne livrent en aucune façon une vision complète de l’importance des désordres. Elles n’en reflètent même qu’une partie.Cette approximation s’explique par la difficulté à chiffrer les dégâts subis dans les pays en développement, où la couverture assurances des biens et des personnes est plus faible que dans les pays développés.

Ce bilan intervient peu de temps après la COP 25 dont le manque d’ambition a été très critiqué. Les indemnisations des pertes générées par les changements climatiques n’ont pas été fixées mais reportées à la Conférence des parties de Glasgow en 2020.