
Accusé d’être un petit espion domestique, le compteur Linky se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique. Les dispositifs connectés par Enedis récoltent des données de consommation, qui permettent de déduire les habitudes de vies des habitants du domicile, par exemple, les heures d’absences ou l’heure de réveil… Au vu des informations sensibles collectées par Engie et EDF, la CNIL a mis en demeure les deux entreprises.
Mais voilà, au vu des informations sensibles collectées par Engie et EDF, la CNIL a mis en demeure les deux entreprises. Elle se base sur le RGPD, (règlement général sur la protection des données) et impose aux entreprises de se conformer au texte. Le gendarme français de la protection des données donne trois mois aux groupes pour mettre en place un consentement plus spécifique. “Il a été constaté que EDF et Engie recueillent par le biais d’une seule et unique case à cocher le consentement pour deux opérations distinctes : l’affichage dans l’espace client des consommations quotidiennes et l’affichage des consommations à la demi-heure”. La deuxième option est beaucoup plus intrusive et l’usager n’a aujourd’hui pas le choix de refuser. Autre point souligné par la CNIL, la durée de conservation des données, jugée trop longue et injustifiée. La CNIL demande ainsi à Engie de réduire la durée de conservation de 5 à 1 an, après la résiliation du contrat dans sa base active.
“Indispensables” pour Elisabeth Borne
Interrogé par France Info, EDF s’engage “à mettre en place les corrections nécessaires”. C’est aussi ce qu’annonce Elisabeth Borne au micro de France Info. La ministre de la Transition écologique et solidaire rappelle que les compteurs Linky sont très précieux pour comprendre ses habitudes de consommation et réduire son impact énergétique.