Coronavirus : ces trois pays sont les candidats les plus probables pour étendre l’épidémie en Afrique

Science

Par Felix Gouty le

L’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud sont les trois pays les plus en contact avec la Chine et seraient donc les plus susceptibles de propager le coronavirus COVID-19 en Afrique. Le Nigeria et l’Éthiopie seraient néanmoins les plus vulnérables face à une telle épidémie.

La mosquée du Caire, en Egypte.
A ce jour, un seul cas de contamination a été recensé en Afrique : en Égypte (Crédits : shadyshaker / Pixabay).

Jusqu’à il y a encore quelques jours, l’épidémie de coronavirus n’avait pas touché le continent africain et s’était davantage attaquée à l’Europe. Un premier malade a ainsi récemment été recensé en Afrique, en Égypte. Que se passera-t-il si le virus se propage sur le continent ? Les risques sont bien là, puisque, comme le note The Verge, le pays asiatique a augmenté son trafic aérien vers l’Afrique de 600% en une décennie. C’est ainsi que la revue médicale britannique The Lancet a ainsi publié une nouvelle étude tentant d’évaluer où l’épidémie pourrait continuer de se propager en Afrique. Les auteurs espèrent que leurs conclusions aideront l’OMS à surveiller et à soutenir plus efficacement le continent africain. “Notre plus grande crainte concerne la propagation potentielle du virus dans des pays aux systèmes de santé plus faibles”, avait déclaré le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en évoquant notamment le Congo qui subit encore les affres du virus Ebola.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les profils de chaque pays d’Afrique en matière de trafic aérien avec la Chine. Ils ont exclu la province d’Hubei, épicentre de l’épidémie, déjà suffisamment confinée du reste du monde. Partant de ce principe, le risque d’expansion africaine du COVID-19 est le plus grand en Égypte, en Algérie et en Afrique du Sud. Néanmoins, ces derniers comptent selon les experts parmi les pays les mieux préparés à faire face à une telle urgence sanitaire. L’Éthiopie et le Nigeria seraient des cibles moins accessibles mais, compte-tenu de leurs situations économique et démographique, ils feraient parties des pays les plus vulnérables. L’étude du Lancet évoque aussi le Maroc, le Soudan, l’Angola, la Tanzanie, le Ghana et le Kenya comme des pays modérément vulnérables. Pour rappel, à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’épidémie de COVID-19 a déjà fait près de 2250 victimes et infecté environ 77 000 personnes à travers le monde.