En Chine, les chats et les chiens ne sont officiellement plus comestibles

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Par Olivier le

Les chats et les chiens ne sont plus des animaux considérés comme comestibles en Chine. La consommation de leur viande est désormais illégale.

Image : Free-Photos, Pixabay
Image : Free-Photos, Pixabay

En Chine, la consommation de la viande de chiens et de chats était déjà rare et circonscrite à quelques régions. Elle ne sera désormais plus autorisée du tout : le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales a publié une liste cette semaine qui recense les animaux peuvant être élevés pour leur viande, leur fourrure, ou encore pour le secteur médical. Les chiens et les chats en sont exclus.

Les chiens et les chats désormais considérés comme des animaux de compagnie

C’est la conséquence de l’opposition de plus en plus forte de la population chinoise envers la consommation de la viande de ces animaux de compagnie (ils sont en tout cas considérés comme tel dans quasiment tous les pays). La Humane Society International américaine a salué cette avancée, soulignant dans un communiqué que c’était la première fois que le gouvernement chinois reconnaissait officiellement que les chats et les chiens ne sont pas destinés à être mangés. Selon cette organisation, 10 millions de chiens seraient tués tous les ans en Chine pour être mangés.

D’après un sondage remontant à 2017, moins de 20% de la population chinoise consomment de la viande de chien de manière irrégulière. À Yulin, où se tient un atroce festival de la viande de chien, 72% des personnes interrogées ne mangent pas régulièrement de la viande de chien, malgré les efforts des vendeurs pour promouvoir cette pratique.

Un porte-parole du gouvernement de Shenzhen a ajouté que les chiens et les chats avaient établi une « relation encore plus proche avec les humains que d’autres animaux, et interdire la consommation de leur viande est une pratique courante dans des pays développés, ainsi qu’à Hong Kong et à Taïwan. Cette interdiction répond aussi à la demande et à l’esprit de la civilisation humaine ».

Cette interdiction intervient dans un contexte bien particulier pour la Chine. Le nouveau coronavirus serait en effet la conséquence de la consommation d’animaux sauvages (le pangolin et/ou la chauve-souris) dans la région du Wuhan, épicentre de la maladie.

Source: HSI