Êtes-vous prêt à installer une app de suivi des contacts ?

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Par Olivier le

Les utilisateurs de smartphones sont-ils prêts à installer des applications de suivi des contacts pour lutter contre la propagation du coronavirus ? Les résultats sont partagés.

Image : Orna Wachman, Pixabay
Image : Orna Wachman, Pixabay

Les mesures de confinement vont progressivement se lever, mais il faudra continuer à respecter les règles de distanciation sociale et porter un masque dans les transports en commun (et si possible partout ailleurs). Les applications de « contact tracing » sont un autre élément qui permettront de casser la chaîne de transmission du virus. Mais les utilisateurs sont-ils réellement prêts à installer de telles apps sur leurs smartphones ?

Des résultats proches entre la France et les États-Unis

En France comme aux États-Unis, les opinions publiques sont partagées. Un sondage réalisé récemment par l’Ifop montrait que 46% des Français se disent prêts à activer sur leurs smartphones l’application StopCovid en phase de développement. Ce n’est pas une majorité, même si on s’en approche. Le hic, c’est le flou qui entoure toujours cette fameuse app. Lors de la présentation du plan de déconfinement, Edouard Philippe a promis un débat et un vote au Parlement pour valider StopCovid… Une manière de dire qu’il y a encore beaucoup de travail alors que le 11 mai approche.

Aux États-Unis, un sondage équivalent donne un résultat quasiment similaire, avec cette fois 50% des utilisateurs de smartphones affirmant qu’ils se serviront d’une app de traçage des contacts « sûrement ou probablement ». Difficile dans ces conditions de prédire combien de personnes finiront par installer et activer une telle application.

La situation est encore plus compliquée aux États-Unis, où les États, et même les grandes villes, sont responsables de leur politique sanitaire. Dans ces conditions, il est tout à fait possible que l’on voit apparaitre une myriade d’applications qui pourraient même être incompatibles entre elles…

Il reste également à trouver une solution pour ceux qui n’ont pas de smartphones. En France, des projets de bracelets connectés sont en réflexion. Mais il faudra les produire et les distribuer, si possible à des prix abordables. Beaucoup de difficultés et d’obstacles, au-delà des problèmes techniques et éthiques.