Donald Trump et Lady Gaga menacés par des hackers

Sécurité

Par Julie Hay le

Des hackers font chanter le cabinet d’avocats Grubman Shire Meiselas & Sacks et demandent 42 millions de dollars. Des documents juridiques sur Lady Gaga ont déjà fuité et les pirates menacent désormais le président américain. L’ultimatum prendra fin le 21 mai prochain.

Crédits : Castle Rock Entertainement

42 millions de dollars, c’est la somme que demande un groupe de hackers au cabinet d’avocats Grubman Shire Meiselas & Sacks (GSMS). Ce cabinet, qui travaille notamment pour Elton John, Madonna et Lady Gaga, a été piraté grâce à un logiciel de rançon installé sur ses ordinateurs. Après avoir sommé la firme de verser une rançon de 21 millions de dollars le jeudi 7 mai, les pirates ont dévoilé 2,4 GO de fichiers “contenant des documents juridiques de Lady Gaga, dont la plupart étaient des contrats pour des concerts, du merchandising et des apparitions à la télévision” explique ZDNet. Sans réponse de la firme, les hackers ont doublé le montant de cette rançon qui s’élève désormais à 42 millions de dollars. Pour obtenir gain de cause auprès du cabinet, les hackers ont aussi interpellé le président des États-Unis, Donald Trump, en le menaçant de révéler des informations compromettantes. “Il y a une course électorale et nous avons trouvé une tonne de linge sale à temps. Monsieur Trump, si vous voulez rester président, donnez un coup de bâton aux gars, sinon vous risquez d’oublier votre ambition pour toujours”. Une information rapidement démentie par la firme qui assure ne pas travailler avec l’actuel Président américain.

Interrogé par CNN, GSMS affirme ne pas vouloir payer la rançon. “Les experts et le FBI nous ont informés que négocier et payer une rançon était une violation grave des lois fédérales. Même lorsque d’énormes sommes sont payées, les criminels laissent souvent fuiter les données”. Samedi, 169 e-mails ont été envoyés et comportaient des informations sur Donald Trump. Les médias qui ont eu l’occasion de les consulter expliquent qu’ils ne mentionnent que brièvement les activités du président américain. Pour savoir quelles informations détiennent les hackers, il ne faudra pas patienter très longtemps. L’ultimatum prendra fin le jeudi 21 mai.