La mauvaise gestion américaine de la crise sanitaire ne plaît pas à l’Europe

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Par Felix Gouty le

L’Union européenne ne serait pas prête de rouvrir ses frontières à des pays comme la Russie, le Brésil et surtout les États-Unis, qui peinent à reprendre le dessus sur l’épidémie de COVID-19. Elle dévoilera son plan de réouverture des frontières extérieures le 1er juillet, ainsi qu’une liste de pays dont les ressortissants seront “acceptés” sur son territoire.

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“Le nombre de cas augmente aux États-Unis parce que nous testons bien plus que n’importe quel autre pays, mais en testant moins, nous aurions moins de cas !”, a déclaré sans vergogne le président des États-Unis, Donald Trump, lors d’un meeting public à Tulsa puis sur Twitter. Pour rappel, la semaine dernière, six États américains ont recensé un nombre record de nouveaux cas d’infection au coronavirus de la COVID-19. Les États-Unis compteraient actuellement plus de 1 280 000 malades, pour 123 000 décès. Dans les deux cas, c’est bien plus que n’importe quel autre pays dans le monde à l’heure actuelle ou même depuis le début de la pandémie. Face à ces chiffres inquiétants et une politique gouvernementale douteuse, l’Union européenne déconfinée ne semble pas prête à accueillir les citoyens américains cet été.

The New-York Times a en effet mis la main sur des ébauches de son plan de réouverture des frontières extérieures, fermées depuis mars dernier, qu’elle compterait lancer dès le 1er juillet prochain. Ce plan contiendra une première liste de pays “qui ont maîtrisé l’épidémie et pour lesquels on ne met pas en jeu la sécurité sanitaire des Français et des Européens” (dixit le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne sur France 2 la semaine dernière) et dont les habitants seraient autorisés à pénétrer sur le territoire européen. Le Brésil (485 000 cas actifs), la Russie (368 000) et les États-Unis n’en feraient pas partie. Comme l’explique le journal américain, ses recommandations européennes pourront ne pas être obligatoirement appliquées par les États membres de l’Union, dont une bonne partie de l’économie repose sur le tourisme. En revanche, les deux listes de “pays acceptés” en Union européenne, actuellement en discussion, comprendraient chacune des pays comme la Chine, le Vietnam, Cuba ou encore l’Ouganda. L’exclusion de certains pays ne devrait néanmoins pas durer éternellement. Selon le New-York Times, une fois publiée, la liste officielle des ressortissants étrangers acceptés en Europe sera révisée toutes les deux semaines, en fonction de l’évolution du statut épidémique de chaque pays.