Le youtubeur ExperimentBoy accusé de corruption de mineur

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Par Remi Lou le

Ce mercredi, Numerama dévoilait dans une enquête exclusive les accusations dont font l’objet le youtubeur ExperimentBoy. Le vidéaste est actuellement sous le coup de plusieurs plaintes pour corruption de mineur et un dossier de signalement collectif a été transmis au Procureur de la République de Lyon.

Crédits : @StockSnap via Pixabay

Le paysage du YouTube français vient de subir un sacré choc. Numerama a publié hier dans ses colonnes une vaste enquête sur ExperimentBoy, youtubeur vulgarisateur scientifique aux vidéos inspirées du programme télévisé « MythBusters » et qui culmine aujourd’hui à plus d’un million d’abonnés sur la plateforme. L’enquête révèle que le vidéaste est actuellement sous le coup de plusieurs plaintes pour corruption de mineur dont « enregistrement, diffusion ou détention d’images pornographiques de mineurs » et « propositions sexuelles à des mineurs de 15 ans par communication électronique ». Il aurait, entre 2013 et 2019, demandé des faveurs sexuelles à distance à plusieurs fans mineurs.

L’affaire a commencé à s’ébruiter en juin dernier, lorsqu’une personne a publié un témoignage sur la toile. « Il a utilisé sa notoriété pour m’utiliser comme un esclave sexuel à distance. J’avais 13 ans, sans pouvoir consentir à une telle chose » indiquait ainsi un internaute, comme le rapporte Numerama. ExperimentBoy a peu de temps après publié un tweet dans lequel il décrit ces accusations comme une « tentative de déstabilisation ».

Numerama révèle avoir eu accès à de nombreuses conversations et recueilli treize témoignages dont cinq de mineurs de moins de 15 ans et deux de mineurs de moins de treize ans. On vous invite bien sûr à lire l’enquête très détaillée pour comprendre les tenants et aboutissants de l’affaire.

Contacté par leurs soins, ExperimentBoy – de son vrai nom Baptise Mortier-Dumont – a nié en bloc tous les faits qui lui sont reprochés. Les faits reprochés au Youtubeur sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour corruption de mineur, voire 7 ans de prison si « le mineur a été mis en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de communications électroniques. »

Source: Numerama