Microsoft fait plonger un data-center en pleine mer pour le refroidir

Ville de Geeks

Par Olivier le

L’explosion des services en ligne pour le divertissement mais aussi pour le travail oblige les hébergeurs à multiplier les data-centers. Ces immenses entrepôts de serveurs ont besoin de systèmes de refroidissement très performants dont l’entretien coûte cher. Une solution : les data-centers en pleine mer !

Crédit : Microsoft
Crédit : Microsoft

Les infrastructures nécessaires pour servir au mieux les besoins des utilisateurs pour le divertissement en ligne (services de vidéo à la demande) et pour le travail à distance, de plus en plus indispensable avec l’épidémie de coronavirus, doivent évoluer et s’améliorer sans cesse. Et cela ne va pas aller en se réduisant : on assiste actuellement à l’essor du jeu vidéo en streaming, ce qui va nécessiter de nouveaux investissements !

Refroidissement naturel

Pour satisfaire ces besoins nouveaux, les fournisseurs doivent construire sans cesse des data-centers qui centralisent des centaines de serveurs. Ces entrepôts, qui fonctionnent quasiment sans intervention humaine, sont conçus avec des systèmes de refroidissement très performants. Après tout, un serveur n’est rien d’autre qu’un ordinateur qui chauffe… Mais ce refroidissement coûte cher.

Crédit : Microsoft
Crédit : Microsoft

Où trouve-t-on du froid gratuit ? Une solution envisagée par les fournisseurs, c’est d’installer les data-centers dans la mer ! Microsoft, un des principaux acteurs du marché avec Azure (Amazon est aussi fortement présent avec AWS), teste depuis deux ans un centre de données sous-marin, le projet Natick.

Cette solution n’a visiblement que des atouts : non seulement l’eau froide apporte un refroidissement naturel, mais en plus le data-center utilise l’énergie marémotrice ainsi que l’éolien pour fonctionner au quotidien. Le data-center, immergé dans les eaux d’Écosse, ressemble à un long conteneur. À l’intérieur se trouvent 864 serveurs répartis en 12 racks. La capacité de stockage totale de ce centre original est de 27,6 pétaoctets. Le bloc a été sorti de mer pour voir si tout allait bien : Microsoft a conclu que l’expérimentation avait été un succès !