Facebook a censuré une publication du… Gorafi

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Par Remi Lou le

Facebook a censuré une publication humoristique du Gorafi, dans laquelle le média satirique parodiait le chef du gouvernement, Jean Castex.

On ne présente plus le Gorafi, ce site satirique qui détourne l’information du moment. Pourtant, il semblerait que la satire ne soit pas nécessairement du goût de Facebook, qui a censuré une publication dans laquelle le média publiait une fausse citation de Jean Castex, au moment d’une conférence de presse réelle du gouvernement, le 22 octobre dernier. « Le prochain que je vois qui porte un masque sous le nez, c’est un pain dans la gueule », déclarait le Premier ministre fictif du Gorafi. Facebook a néanmoins jugé bon de retirer la publication de la page à 1,4 millions d’abonnés du Gorafi, jugée comme allant « à l’encontre de nos standards de la communauté en matière de violence et provocation. »

Le Gorafi a partagé la nouvelle via une capture d’écran, sur Twitter (ci-dessus). D’après le réseau social, relayé par BFMTV, cette censure aurait eu lieu à cause des termes « pain dans la gueule. » Même si le média satirique est connu pour ses publications au ton parfois bien crues, c’est bien la première fois que le Gorafi se trouve censuré de la sorte. Facebook semble avoir intensifié ses efforts en matière de lutte contre les fakes news et les propos trompeurs en France, notamment après l’attentat contre Samuel Paty. Le réseau social s’était retrouvé sous le feu de critiques après avoir laissé circuler, pendant parfois plusieurs jours, des vidéos qui distillaient de fausses informations sur le décès du professeur. Outre-Atlantique, la firme fondée par Mark Zuckerberg tente également d’endiguer tant bien que mal la prolifération des fakes news sur son réseau, notamment en raison de l’imminence des élections présidentielles dont l’issue sera connue le mardi 3 novembre. On se rappelle, en effet, des dernières élections américaines et le scandale Cambridge Analytica qui aurait favorisé l’élection de Donald Trump, et qui avait poussé Mark Zuckerberg à s’exprimer devant le Congrès.

Source: BFMTV