Facebook sur le point d’être poursuivi pour pratiques anticoncurrentielles

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Par Remi Lou le

La firme fondée par Mark Zuckerberg est dans le viseur de la justice américaine pour de présumées actions antitrust, notamment en raison du rachat d’Instagram et de WhatsApp. Une action en justice pourrait être intentée ce mercredi.

Crédits : Solen Feyissa via Unsplash

Aux États-Unis, la firme fondée par Mark Zuckerberg risque des poursuites judiciaires imminentes. Une quarantaine d’États américains soutiennent New York, qui compterait prochainement intenter une action en justice contre Facebook, en raison de pratiques anticoncurrentielles présumées. « Nous ne commentons pas les détails d’une enquête en cours, mais comme nous l’avons déjà dit, nous continuerons à utiliser tous les outils d’enquête à notre disposition pour déterminer si les actions de Facebook étouffent la concurrence, réduisent les choix ou mettent en danger les données des utilisateurs » explique la procureure générale de New York Letitia James.

Ces accusations concernent les multiples rachats effectués par Facebook ces dernières années, dont Instagram en 2012, et WhatsApp en 2014. La firme est ainsi accusée d’avoir neutralisé ses rivaux en maintenant une position dominante sur le marché. L’enquête en cours s’attacherait particulièrement à vérifier la façon dont Facebook gère les données personnelles de ses utilisateurs sur ses différents réseaux, notamment depuis le tristement célèbre scandale Cambridge Analytica. L’action en justice pourrait être déposée ce mercredi, selon Reuters.

De son côté, Facebook n’a pas encore réagi à ces poursuites imminentes. Mark Zuckerberg lui-même a longtemps soutenu que l’achat de ces applications avait permis d’aider « Instagram et WhatsApp à passer du statut de petites entreprises insignifiantes à celui de grandes puissances. » « Un paysage fortement concurrentiel existait au moment des deux acquisitions et existe aujourd’hui » déclarait également un porte-parole du réseau social dans un communiqué en octobre. « Les régulateurs ont soigneusement examiné chaque accord et n’ont vu, à juste titre, aucune raison de les arrêter à ce moment-là. »

Source: Reuters