Même sur liste noire, DJI continue de vendre ses drones

politique

Par Julie Hay le

Le 18 décembre dernier, DJI rejoignait Huawei dans la liste des entreprises jugées dangereuses pour la sécurité nationale des États-Unis. Malgré tout, la firme assure que ses clients américains peuvent continuer d’utiliser et d’acheter ses produits normalement.

Crédits : DJI

DJI n’a pas dit son dernier mot. Il y a quelques jours, l’entreprise chinoise rejoignait la liste noire des entreprises qui présenteraient un risque pour la sécurité nationale des États-Unis. Comme Huawei avant elle, DJI se voit interdite de commercer avec les firmes américaines. La conséquence directe de cette décision pour Huawei avait été l’arrêt de l’utilisation des services de Google pour ses nouveaux smartphones. Pour DJI, la sentence est identique et pourrait mettre en danger ses activités sur le sol américain. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la marque est dans le viseur des États-Unis puisqu’en 2017, l’armée américaine renonçait déjà à utiliser les drones DJI dans sa flotte.
Cet ajout sur la liste noire ne semble pas inquiéter DJI, qui affirme que les utilisateurs américains pourront continuer d’acheter et d’utiliser ses produits. Elle explique à TechCrunch « être déçue de la décision du département américain du commerce » et affirme « être engagée à développer les produits les plus innovants du secteur et qui définissent notre entreprise et profite au monde ». Son destin sur le sol américain reste en revanche encore incertain puisque rien n’assure que les détaillants américains continueront de transporter les drones DJI.

Une violation des droits humains à grande échelle

DJI, avec AGCU Scientech, CNSIM et Kuang-Chi Group auraient permis des violations des droits de l’Homme à grande échelle en Chine. Concrètement, les drones de la marque auraient permis aux autorités chinoise de surveiller et persécuter le peuple Ouïgour. Dans tous les cas, le sort de DJI sera scellé en janvier 2020, à l’arrivée du nouveau président Joe Biden. Reste à voir désormais si cette liste perdura avec la nouvelle administration et si les sanctions à l’encontre de DJI, mais aussi Huawei, seront maintenues.