Attaque du Capitole : Une manifestante voulait voler l’ordinateur de Nancy Pelosi

politique

Par Amandine Jonniaux le

Interpellée en début de semaine, la femme avait réussi à dérober l’ordinateur portable de Nancy Pelosi, cheffe de file du parti Démocrate durant les violentes émeutes du 6 janvier dernier. Selon un témoin, elle projetait de vendre son contenu aux services de renseignement russes.

Les émeutes du Capitole ont décidément de lourdes répercussions aux États-Unis. À la veille de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, c’est une jeune manifestante qui a été interpellée, selon les informations du Washington Post. Âgé de 22 ans, Riley June Williams a pris part aux émeutes du 6 janvier dernier. Lorsque les manifestants investissent le Capitole, la jeune femme s’est quant à elle rendue à l’étage du bâtiment, dans le bureau de Nancy Pelosi, cheffe de file du parti Démocrate à la Chambre des représentants. Comme l’ont rapidement prouvé les enregistrements de vidéosurveillance, mais aussi les nombreuses vidéos capturées par les manifestants et compilées par le site ProPublica, la jeune femme aurait ensuite dérobé l’ordinateur de la femme politique, avant de sortir du Capitole.

Selon un témoin présent sur place, qui se présente comme un ex-compagnon de la jeune femme, Riley June Williams avait prévu de vendre l’ordinateur de Nancy Pelosi aux services de renseignement russes. Pour des raisons inconnues, l’opération aurait finalement échoué. Un mandat d’arrêt avait rapidement été émis par les autorités fédérales après ces révélations. Après avoir quitté le domicile de ses parents où elle résidait, Riley June Williams a finalement été interpellée par les autorités fédérales révèle le Washington Post. Au total, suite aux violentes émeutes qui ont secoué les États-Unis au début du mois, près de 70 personnes auraient déjà été inculpées, confirmait il y a peu le ministère américain de la Justice. Concernant la jeune femme, le procureur fédéral de Washington pourrait ne retenir que l’effraction et le trouble à l’ordre public, sans faire état du vol de l’ordinateur.