Facebook veut vous dissuader de partager un article sans l’avoir lu

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Par Amandine Jonniaux le

Dans son projet de lutte contre la désinformation, Facebook serait en train de tester un nouvel outil destiné à dissuader les internautes de partager un article sans même l’avoir lu.

© Journal du Geek

Depuis déjà plusieurs mois, le réseau social Facebook s’est lancé dans une guerre ouverte contre les fake news — pourtant largement popularisées par la plateforme elle-même. En ligne de mire cette fois, la mauvaise habitude de certains internautes à partager un article sans même l’avoir lu. C’est donc sur Twitter que Facebook a pris la parole, en officialisant l’arrivée d’un nouvel outil destiné à “promouvoir un partage plus éclairé des articles d’actualité”. Concrètement, si un internaute souhaite partager un article sur son fil d’actualité ou en message privé sans même l’avoir ouvert, une fenêtre contextuelle apparaîtra, afin de l’encourager “à l’ouvrir et à le lire avant de le partager avec d’autres personnes”.

Grâce à ce nouvel outil, Facebook espère ainsi faire baisser le nombre de fake news qui circulent chaque jour sur sa plateforme. Un projet louable à l’heure où s’informer sur Internet devient de plus en plus complexe, mais qui ne devrait pas suffire à éradiquer la circulation des infox. Si le réseau social appelle en effet à davantage de prudence, il sera toujours possible de partager un article sans l’avoir ouvert, en passant outre les recommandations de la plateforme de Mark Zuckerberg.

Twitter voit déjà la différence

Facebook n’est pas le seul réseau social à avoir fait de la lutte contre les fake news l’une de ses priorités. En juin 2020, Twitter avait déjà entrepris une démarche similaire visant à réduire la désinformation au sein de sa plateforme. Près d’un an après l’adoption de cette mesure, l’entreprise affirme avoir déjà convaincu ses utilisateurs d’ouvrir les articles partagés 40% plus souvent, tout en ralentissant significativement la propagation des fausses informations. Déployée sur un panel restreint (6% des utilisateurs Android dans le monde selon les informations de The Verge), cette nouvelle fonctionnalité devrait ensuite être généralisée à l’ensemble du marché si elle s’avère concluante.