Apple livre des données iCloud au FBI dans le cadre d’une enquête

Apple

Par Amandine Jonniaux le

La marque à la pomme a transmis aux autorités fédérales américaines les données iCloud d’Alexandra Elbakyan, la fondatrice du réseau de partage d’articles scientifiques Sci-Hub accusée de violation de propriété intellectuelle.

© the blowup / Unsplash

Alors que certains internautes s’inquiétaient récemment de voir le gouvernement chinois mettre la main sur les clés de cryptage iCloud d’Apple, la marque à la pomme vient de céder les données personnelles d’une utilisatrice au gouvernement américain. Dans un message posté sur son compte Twitter, l’activiste kazakhe Alexandra Elbakyan dévoile le contenu d’un mail envoyé par l’entreprise, lui indiquant que son compte iCloud a fait l’objet d’une saisie par le FBI.

Des articles scientifiques en ligne de mire

Fondatrice du réseau Sci-Hub, Alexandra Elbakyan est depuis un moment déjà dans le viseur des autorités. Son site de partage d’articles scientifiques permet en effet à de nombreux étudiants et professeurs de consulter gratuitement des publications scientifiques. Si l’intention est louable, il s’agit d’une copie illégale de propriété intellectuelle, la jeune femme n’ayant pas les droits nécessaires pour publier les articles en questions.

Parmi les plus fervents détracteurs du cas Elbakyan, on retrouve la maison d’édition néerlandaise Elsevier. Très critiquées au sein même de la communauté scientifique, les pratiques commerciales du groupe sont accusées de priver d’informations une partie des universitaires du monde entier, alors que leur rôle de vérification scientifique est régulièrement mis en doute.

Apple est-il coupable ?

Dans cette affaire, les regards se sont logiquement tournés vers Apple, accusé d’avoir cédé des données confidentielles au FBI alors même que l’entreprise américaine martèle faire du respect de la vie privée l’un de ses principaux combats. Pourtant ici, la Pomme n’a fait qu’obéir à la loi. Ainsi, les données présentes sur les serveurs du GAFAM peuvent être en partie déchiffrées, et livrées aux autorités si une procédure judiciaire l’exige.