Santé : le corps humain ne pourrait pas vivre plus de 150 ans, estiment les scientifiques

Alors que notre espérance de vie augmente en même temps que les avancées scientifiques, une récente enquête vient de situer la longévité maximale d’un être humain entre 120 et 150 ans.

Molécules d'ADN
© Qimono / Pixabay

La vie éternelle, ce n’est pas pour tout de suite. Selon une étude publiée le 25 mai dernier dans la revue Nature, la longévité maximale du corps humain se situerait entre 120 et 150 ans. Au-delà de cet âge, notre organisme perdrait complètement sa capacité à se remettre des traumatismes extérieurs, comme les maladies ou les blessures par exemple.

L’IA pour mieux comprendre notre immortalité

C’est grâce à l’intelligence artificielle que les biologistes de l’entreprise singapourienne Gero sont parvenus à ces conclusions. En compilant les données médicales et les ADN de plusieurs centaines de milliers de volontaires originaires des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Russie, les scientifiques ont ainsi estimé la durée de vie maximale de chaque sujet, basée sur un rythme de vieillissement biologique. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence deux facteurs déterminants à l’origine de notre longévité : l’âge biologique, qui prend en compte notre mode de vie, nos maladies passées, nos blessures et notre stress par exemple, et la résilience, qui permet justement à notre organisme de se rétablir après un traumatisme. Pour l’homme, la perte de cette résilience interviendrait donc entre 120 et 150 ans, provoquant inévitablement la mort.

Même en développant les meilleurs traitements curatifs et préventifs, il serait ainsi impossible pour l’être humain de survivre au-delà de 150 ans “à moins que de véritables thérapies anti-âge soient développées” estime ainsi Andrei Gudkov, l’un des coauteurs de l’étude. Prochaine étape donc pour les chercheurs, trouver un moyen d’inverser le vieillissement de notre organisme, et ainsi “intercepter la perte de résilience”. Seule solution d’ici là pour assurer sa longévité, protéger son âge biologique en ayant la meilleure hygiène de vie possible, ou mettre la main sur la pierre philosophale de Nicolas Flamel.

Source: Nature