Disney attaqué pour discrimination en plein mois des fiertés

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Par Julie Hay le

Alors qu'elle célèbre le mois des fiertés sur Disney+, l'entreprise est accusée de discrimination sur l'orientation sexuelle par l'un de ses anciens employés.

© Cecilie Johnsen on Unsplash

En juin, Disney+ célèbre les différentes orientations et identités de genre avec son mois des fiertés. Comme chaque année, la plateforme rend hommage aux créateurs et personnages LGBTQ+ au travers d’une sélection des films et séries. Un événement qui est néanmoins entaché par un procès adressé à l’encontre de la firme. Selon Deadline, un ancien producteur exécutif ABC a attaqué l’entreprise pour discrimination sur l’orientation sexuelle. Joel Hopkins, qui travaille avec la firme depuis 1994, estime avoir été victime de discrimination de la part de certains membres du personnel et des ressources humaines. Son avocat a confirmé auprès de The Verge qu’une plainte a bien été déposée à la Cour Suprême Californienne, le 1er juin. Sur les documents récoltés par Deadline, on peut lire. “Le plaignant a adressé des plaintes directes et répétées aux RH au sujet de la discrimination qu’il a subie alors qu’il était employé par les défendeurs. Il aurait notamment éprouvé des difficultés à être promu au sein de l’entreprise et à percevoir les mêmes rémunérations que les autres chefs de département.

La plainte précise également que : 

“lorsque son orientation sexuelle a été connue de ses supérieurs et après avoir été victime de discrimination et avoir été mis sur une voie de carrière sans issue, il s’est vu refuser à plusieurs reprises des promotions sans recours ni soulagement de la part des ressources humaines.

En avril dernier, il aurait également découvert que plusieurs promotions ont été accordées, et ce, malgré les déclarations de Disney au sujet de ses difficultés financières. Il n’a à nouveau pas pu en profiter. 

Pour l’instant, Disney n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de Deadline à ce sujet. Le média américain précise en revanche qu’il ne s’agit pas de la seule plainte déposée par Joel Hopkins à l’encontre de la firme. Il avait déjà porté l’affaire au Department of Fair Employment and Housing en avril dernier. La plainte de l’exécutif a été close le 30 avril alors que Hopkins et ses avocats ont reçu un avis de droit de poursuite de l’agence d’État. S’il obtient gain de cause, Joel Hopkins pourrait toucher une compensation financière, à hauteur de ce qu’il aurait dû percevoir s’il avait été promu et rémunéré à hauteur de ses collègues.

Source: Deadline